Lien vers ce message 30 Mars 2017, 9:54
1.1. Qu'est-ce qu'un verre ?

Equivalence-alcool_large

Une consommation alcoolisée servie dans un bar fait généralement 10g d'alcool.

1 verre standard = 1 UA (unité alcoolique) = 10g d'alcool

Pour connaître sa consommation d’alcool, il faut donc faire attention à la taille du verre que l’on utilise et vérifier qu’il n’est pas plus grand que le standard.

Vous pouvez calculer votre consommation d'alcool avec cet outil.

1.2. Quelles sont les normes OMS ?

Une consommation qualifiée de "à faible risque" c’est :
Pour une femme : 2 Verres Standards maximum par jour (ou 20g d’alcool) et moins de 14 VS
par semaine.

Pour un homme : 4 VS max par jour (ou 40g d’alcool) et moins de 21 VS par semaine.

Avec dans les 2 cas au moins un jour par semaine sans aucune boisson alcoolisée.

Risqueetconsommationdalcool


1.3. Qu'est-ce que le craving ?

Craving est un terme anglais traduit par: "désir ardent, appétit insatiable"

Le craving est une compulsion irraisonnée, une envie très difficile, voire impossible à
maitriser et une perte de contrôle sur les quantités consommées. Il peut être ressenti
physiquement par des tensions, tremblements, douleurs, et/ou psychiquement par un mal -être, des pensées obsédantes...

1.5. Y a-t-il plusieurs degrés d'alcoolo-dépendance ?

Il y a des différences entre les personnes, notamment au niveau de l'intensité du craving, de l'ancienneté de l'addiction, de la quantité d'alcool ingurgitée, des dommages biologiques...

La dépendance peut être simplement d’ordre psychique si le fait de ne pas boire n’entraîne aucune manifestation physique. Il s’agit dans ce cas d’un désir impérieux de renouveler la prise d’alcool, d’une incapacité à maîtriser sa consommation, les verres s’enchaînant les uns après les autres, ou l’impossibilité de s’abstenir de consommer plus de quelques jours.

Quand les choses s’aggravent, la dépendance est aussi d’ordre physique, c’est le cas si le fait de s’abstenir de boire un jour est à l'origine de malaises (tremblements le matin au réveil, anxiété, sudation, agitation, tachycardie, etc.) qui cessent dès que la personne s’alcoolise.

Mais que le patient boive 1 litre de whisky par jour, qu'il ait des tremblements dès le réveil, ou qu'il ne s'alcoolise que le soir sans avoir de marqueur biologique inquiétant, le point commun est l'impossibilité de se débarrasser de la compulsion.

Voici un questionnaire AUDIT standard, permettant de faire une estimation de votre dépendance à l'alcool : http://www.automesure.com/Page/formulaire_alcool.html

1.6. Et le "binge-drinking" ?

Le "binge-drinking" est une consommation d'alcool excessive sur une courte période de temps. Typiquement des jeunes qui le samedi soir, boivent de l'alcool fort, rapidement, alors qu'ils ne prennent pas ou peu d'alcool le reste de la semaine.

Si cela peut être une porte d'entrée vers l'addiction, ce phénomène, ne rentre pas dans le schéma classique de l'alcoolo-dépendance. Il y a souvent un fort aspect festif et social. Il n'y a pas de craving, mais une volonté de se saouler ponctuellement.

Le baclofène s'adresse à des personnes qui se sentent piégées par leur addiction et qui ont décidé de soigner leur craving, le baclofène n’est donc pas adapté à ce type de consommation.
Message édité 10 fois, dernière édition par Asso Baclofène, 30 Mars 2017, 9:54  

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