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Fil pour les guéris : partageons la descente !!

certains sont perdus de leurs descentes...
Avatar de petitange
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  Lien vers ce message 20 Décembre 2014, 11:20

Reprise du dernier message

Citation (Sabine le 18 Décembre 2014)

Le plus embêtant des E.i c'est le manque d'émotion. Je n'est rien trouvé ou mal cherché sur les forums.
Pouvoir avoir des larmes de joie ou de peine CELA ME MANQUE. A moins que cela soit le fait du mur que je me suis construit autour de moi, pour guérir et ne plus être atteint par les ennuis des autres.


J'avoue avoir ressenti la même chose. Est - ce effectivement parce qu'on s'est fait une carapace qu'on semble n'être plus atteint par les attaques extérieures? Peut-être.

Mon conjoint ne cesse de me répéter tous les jours: "tu es devenue indifférente non seulement à l'alcool mais à tout!" A croire parfois qu'il regrette l'ancien temps...

Apparemment,l'entourage est un peu désarçonné. Faudra bien pourtant qu'ils adoptent ce nouveau personnage.

Avant, j'étais transparente. Maintenant, j'apprends à maîtriser mes émotions. Mais au fond, je n'ai pas vraiment changé. C'est mon mode de fonctionnement qui évolue.

Une nouvelle vie commence.


"Every new day is another chance to change your life"
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 20 Décembre 2014, 14:37
Citation
Avant, j'étais transparente. Maintenant, j'apprends à maîtriser mes émotions. Mais au fond, je n'ai pas vraiment changé. C'est mon mode de fonctionnement qui évolue.

Moi je trouve ça plutôt positif. C'est sur que c'est un peu déroutant pour l'entourage, alors maitrise pas trop quand même... :fsb2_wink:


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Avatar de sabine
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  Lien vers ce message 22 Décembre 2014, 17:33
je viens de prendre connaissance de tous vos messages, et cela me laisse perplexe.
Que faire ??

J'ai démarré le baclo en mai 2012 en clinique par petite prise.
Quand je suis sortie en juin 12, j'ai recommencé à boire de plus belle avec le baclo. quelque mois plupart j'étais à 180 mg tjs alcoolosé.
Cela a été chaotique jusqu'en mars 2014. Je voulais absolu arrêter, Alors je me suis forcé à prendre de l'espéral (sans avis médical) il m'en restait d'avant.
cela couplé avec de la marche active dans les bois (c'est mon élément la solitude) à l'heure de craving, et au bout de 2/3/4 semaines je ne sais plus, je me suis rendu compte que je n'avais plus envie de boire.
Donc renaissance. Je me suis mise au régime, j'ai perdu 15 kgs et depuis tout va beaucoup mieux sauf cette parole et cette mémoire.
C'est de plus en plus invalidant, je ne peux plus tenir une conversation, je me trompe de mot, bégaie, bafouille etc..
Pour la mémoire j'oublie tout ce que l'on me dit en générale. Je regarde un reportage ou documentaire et le lendemain, je ne ma rappelle plus des noms des dates etc..
c'est déprimant. Tout cela me fout le bourdon
Donc le 9 décembre RDV avec mon alcoologue, je lui en parle, et on décide de descendre et de voir ce qui se passe.
et je le redit je reste très vigilante.

le 9.12 j'étais à 150 mg dont 4 à 8h/4 à 12h/4 à 17h/ 3 au coucher

aujourd'hui je suis à 100 mg 3 à 8h /3 à 12h / 3 à17h et 1 au coucher.

J'ai tjs du seresta 50 mg au cas de stress.

je me sens plutôt bien.A part quelques brûlures musculaire derrière les épaules depuis quelques jours, quand c'est bientôt leur de la prise.
J'associe cela au manque de baclo.
Mes problèmes de langage qui me posent problèmes et m'isolent, sont tjs là.
Ma mémoire est tjs défaillante, très gênants.

Bref pour les 15 prochains jours je crois que je vais rester à 100 mg, en attendant vos prochains messages.
Et si tout va bien je recommencerai à redescendre à partir de janvier vers le 3/4.

Quelqu'un me parlai de dépression, mais là depuis plusieurs semaines ce qui de déprime, c'est la parole.
c'est humiliant de ce trompé comme cela, de bégaiyer, j'en suis a réfléchir à ce que je vais dire, je ne peux plus rien dire de spontanée,
bref ça y est je me répète.

Merci à tous
à vous lire :fsb2_no:
Bon Noël.
 
Avatar de sabine
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  Lien vers ce message 22 Décembre 2014, 17:46
j'ai oublié de parler des émotions. et là je suis sur que ce n'est pas une carapace que je me suis faite.
Il y avait longtemps que je n'avais pas regardé 30 millions d'amis et d'habitube je fonds en larmes à la vue de tout ces petits malheureux.
Et bien la non. INDIFFERENCE TOTALE.
Un scène émouvante RIEN
Plus rien ne me contrarie.
Pour dire mon frère à un un accident de moto mi-novembre, 1 semaine dans le coma.
8 jours de réa, jambe droit foutu etc.. etc... Et bien je n'ai pas versé une larme. Me connaissant bien, mon entourage a été stupéfait.
Pour contrecarré les remarques, je leur ai dit que j'étais la grande soeur, qu'on avait besoin de moi, et qu'il ne fallait pas que je craque.
Mais même seule, pendant mes longues balades je n'ai pas versé une larme...........
Au moins rien ne me touche et donc ne pourrai me faire craqué.
Mais bon je me sens pas très bien de ce côté affectif..
A++
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 22 Décembre 2014, 17:58
Aucune émotion, ou bien une émotion mais qui ne t'envahit plus?


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Avatar de Manue
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  Lien vers ce message 22 Décembre 2014, 20:01
Je me suis posé la même question, il y a une partie d'indifférence, à tout, et puis les émotions reviennent mais de façon subtile
Tu as fait la grande sœur, c'était sans doute ton rôle, y avait-il matière à pleurer? non

Les reportages dont tu parles, je ne suis pas capable de les regarder, je zappe, ça ne me fait pas pleurer, ça me rend malade, et ça, ça n'a jamais changé

Oui des fois, une petite larme, ça ferait du bien, mais j'aime beaucoup la réponse de Jack

Manue


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Avatar de Bruno R
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  Lien vers ce message 11 Juin 2015, 11:18
moi aussi la descente me fait peur , et ce sera tout doux tout doux...


Début baclo: 15 janvier 2015
Indifférent et non buveur depuis le 4 avril 2015 avec 210 mg, 9h,11h,13h,15h,17h
 
Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 11 Juin 2015, 19:38
Bizarre, depuis que je suis à mon seuil, je me sens mieux, plus moi même, pas l'impression d'avoir mes émotions gelées, juste moins enmerdé par les pensées négatives.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 17 Juin 2015, 4:55
Je poste ici un petit truc mis sur mon fil, c'est un peu dans le sujet:

Pourquoi il n'y a peu de fil sur la descente, ou que la plupart du temps les fils s'étiolent après la guérison?

Quand j'ai commencé à me traiter avec le baclofène, que j'ai découvert le forum, je voulais avoir une idée de l'ensemble du processus.
J'ai parcouru les fils, vu des centaines d'expériences, les problèmes d'ES, les petits trucs pour améliorer, ceux qui ramaient depuis 1 ans, les arrivées à l’indifférence....
J'ai bien sur cherché des renseignements sur la descente, la stabilité de la guérison, les témoignages des anciens. Mais il n'y avait pas grand chose, alors je me suis dit: chaque chose en son temps, et je me suis concentré sur mon parcours.
J'ai eu des grands doutes parfois, surtout en passant par des phases dépressives lors de mon passage par la bipolarité. Lors de ces doutes, il m'est arrivé de me dire que si il n'y avait pas plus de témoignage de post guérison, alors qu'on peut trouver une montagne d'expérience en cours, c'était parce que le baclofène n'était pas fiable dans le temps, qu'il ne permettait qu'une rémission. D'ailleurs n'avais-je pas moi-même à cette période de grandes euphories qui passaient du jour au lendemain à un vaste trou noir, je me disait que si ça se trouvait le bablo c'était la même chose, trop beau pour durer.
Je me raccrochais alors à la constatation que mon corps ne me réclamait toujours pas d'alcool et que tant que cela était le cas, je ne pouvais pas dire que ça ne marchait pas. Les doutes ont vites étaient balayé par la suite.
Avec le recul, maintenant que je suis moi-même sans doute pas loin de ma dose de confort (?) à 50mg, que ma consommation et naturelle, sans effort, et que j'ai les mains libres, je poste beaucoup moins.

Tout d'abord, chez les nouveaux car leur accueil se fait très bien et rapidement, et que lorsque quelqu'un se présente: "Bonjour je m'appelle Espoirduneviesansalcool" je n'ai pas envie de rajouter après 20 personnes un "Bonjour Espoirduneviesansalcool" comme dans les cercles des AA.
Ou bien pour donner mon avis sur la poso/répartition, l'essentiel est souvent vite abordé et Sylvie est toujours là pour préciser les choses, ou mettre les points sur les "i".

Ensuite chez les plus anciens, un mot de soutient si il rament encore, un petit truc si on voit un conseil judicieux mais pas plus. Mais j'ai pas trop la fibre amitié-virtuelle. Bien sur je répond avec plaisir.

Enfin sur mon fil perso, et là j'ai ma réponse à ma question du début.
La vie après l'addiction, c'est vague, c'est grand, c'est riche, et surtout beaucoup plus profond donc plus dure à décrire, et là on trouve aussi les limites d'un forum (qui ne sont d'ailleurs pas fait pour ça). Nous avions une addiction en commun, un traitement en commun, des difficultés et finalement une joie commune mais après la vie continue.
Le baclofène perd sa place centrale pour devenir un plus (petit ou grand selon chacun), un traitement d'appoint comme on prend des vitamines ou un hypotenseur, pour quelqu'un qui n'arrive pas à retrouver une tension normale. En parler n'a plus vraiment raison d'être. Et parler de sa vie en générale c'est plus sympa de le faire autour d'un verre que par clavier interposé.

Donc pour conclure, pas d'inquiétude, si on met peu de mot sur la descente et l'après guérison, c'est juste qu'il n'est pas facile de décrire un levé de soleil sur la campagne sauvage encore embrumé, même si absorbé par le spectacle, les deux points sur les hanches, le regard au loin et le visage balayé par le vent frais du matin, on s'aperçoit une fois rassasié et en tournant les talons, qu'on avait les deux pieds dans une bouse de vache encore fraiche.


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Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 17 Juin 2015, 6:23
Ton analyse est parfaitement exacte.

Au début on arrive avec des angoisses,des espoirs immenses, des craintes, des interrogations. Le baclofène fait son oeuvre et alors que l'alcool était au coeur de notre vie, tout d'un coup il cesse d'être un sujet, en ce qui me concerne j'en viendrais presque à douter que j'ai été alcoolique ou biveur excessif,c'est comme une vie passée.

Je ne ressens plus le besoin d'encouragement (pourtant ils m'ont aidé énormément au début de mon traitement). Je n'ai plus besoin d'en parler au contraire maintenant que je me sens indifférent je ne veux plus parler ni penser à l'alcool ça fait trop d'années que ça me préoccupe.

La descente ça n'est rien que le prolongement du palier des 3 mois. On reste indifférent, on baisse lentement, je ne pense plus à l'alcool si ce n'est le vendredi soir quand on me propose un verre, oui ? Non ? En géneral non, oui la je vais y pense mais le reste de temps j'évite d'y penser alors forcément j'évite aussi d'aller sur le forum.

Maintenant mon combat c'est d'en parler aux médecins que je rencontre, aux malades, car je suis scandalisé de voir tous ces médecins qui n'y croient pas, refusent de traiter leurs patients pour onne sais quelle raison.

Je pense comme toi, passé quelques mois après l'indifférence, l'alcool n'est plus un sujet dans notre vie donc on ne sent plus le besoin dalim9le forum. On y passe de temps en temps pour voir si il y a des nouveaux, avoir quelques infos.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 17 Juin 2015, 9:09
Tu as raison de souligner que ce n'est pas parce qu'on va moins sur le forum, qu'on reste inactif en général pour le baclo.
J'en parle aussi autour de moi dès que l'occasion se présente, et j'aide mon médecin pour les formations qu'il met en place.


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Avatar de Manue
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  Lien vers ce message 17 Juin 2015, 19:07
Jack
Je viens de copier ton texte, ton post, vraiment très intéressant, et je comprends mieux en effet pourquoi les guéris désertent aussi le forum

C'est vrai que l'on manque de témoignages sur l'après, mais comme tu dis, c'est la vie normale, de tout à chacun, comme si quelqu'un qui se pique à l'insuline venait nous en parler souvent

Cependant, l'après indifférence, la descente, la stabilisation, restent encore un grand mystère, faute de témoignages

Pour ceux qui y sont arrivés, comment gérer l'après

Le fait de ne plus poster ensuite, serait un bon indicateur, la vie reprend ses droits, le baclo et l'alcool n'ont plus la priorité, c'est déjà du passé

Manue


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Avatar de Doliprane
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  Lien vers ce message 17 Juin 2015, 19:14
Manue +10 avec toi,

faudrait il encore que les gents s’intéressent aux guéris!! ^^
Moi ce n'est pas mon cas.
Donc qu'une envie quitter le fofo...


270mgen 6 prises. Indifférente. J'entame une première descente lente cause ES. https://www.youtube.com/watch?v=UfQbvn2ACzc
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 19 Juin 2015, 10:57
Je fais encore une copie d'un post de mon fil, vu que ça concerne le sujet:

Je disais précédemment qu'une fois guéri et la descente bien amorcée, voir arrivée au seuil de confort, le baclo était comparable à une prise de supplément de vitamine ou encore comme un hypotenseur.
Dans mon cas c'est un peu plus que cela, puisqu'il a un effet psychotrope (j'en ai parlé le 01/06).
Même si l'organisation des prises, le soucis des horaires etc, s'apparente à un médicament lambda, je ressens quand même un effet subtil de son effet "bon humeur".
Peut-être que c'est un effet plus ou moins placébo, je ne sais pas dans quelle mesure si j'arrêtais, je serai moins enclin à la bonne humeur. Parfois Quand j'ai une baisse de moral, il me suffit de faire un petit tour du propriétaire corps et esprit, me repréciser quels sont mes aspirations, ma place, pourquoi et comment je fais les choses, et c'est reparti. Donc peut-être que cette méthode fonctionnerai sans plus de baclofène?

En tout cas quand je me retourne pour regarder mon fonctionnement avant et après cette remise en équilibre grâce au baclofène je constate ceci:
Tout était déjà là: Mon fonctionnement fondamentale n'a pas changé, mon caractère non plus, mes idées, mes aspirations profondes était les mêmes, ainsi que mon rapport au corps, les sensations, ma manière d'être avec les autres...
Bien sur l'alcool engendrait une certaine confusion, un manque d'efficacité, des idées négatives, mais l'arrêt de l'addiction n'a pas seulement éclaircie ces choses. Le rééquilibrage grâce au baclo, a remis chaque chose à sa place et a graissé les rouages des neurones. Le phénomène le plus anodin peut devenir source de plaisir (sans prendre une attitude béate non plus!) La roue tourne sans plus de grincement ou de grippage, elle n'est plus voilée, elle tourne rond.


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Avatar de revil
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  Lien vers ce message 16 Octobre 2015, 10:31
Bonjour,

Je suis "guéri" depuis 1 mois et demi, à 100 mg. Je n'ai jamais plus bu plus de 3 verres par jour. Je pense avoir atteint mon seuil.
J'ai encore beaucoup d'ES en particuliers une forte raideur de la nuque/ cervicalgie qui m'empêche de dormir.

Mon problème concerne les doutes qui m'envahissent depuis ma dernière visite chez le doc:

Alors que celui-ci semble très investi dans le baclo (doc que le forum m'a trouvé ), il est était prêt, par exemple, à dépasser le seuil des 160g s'il le fallait (chose qui ne semble pas évidente pour tous les docs...)

Maintenant que j'ai atteint mon seuil, et au vu des nombreux ES, il préconise une descente assez rapide et surtout il insiste sur le fait que le baclo n'est pas un traitement à vie ! (citant notamment De Beau Repaire).

Je lui ai fait signalé que tous les témoignages que j'ai pu lire n'allaient pas dans ce sens mais il insista tout en me précisant qu'on allait prendre le temps mais que, dans tous cas, le baclo ne povait être un traitement à vie.

J'avoue, du coup, être assez désemparé.... Qu'en pensez-vous ?

Merci
 
Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 16 Octobre 2015, 16:18
J'ai l'impression qu'il n'y a pas tant de bons prescripteurs, je suis tellement satisfait du miens.

Que souhaites-tu ? Si les effets sont pénibles il n'a pas tout à fait tort si cela te semble correct tiens lui tête.

C'est chiant tous ces toubibs qui flippent comme ça avec les hauts dasages, moi qu8 ai dû monter jusqu'à 250mg.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de lesyeuxdechat, libérée
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  Lien vers ce message 16 Décembre 2015, 22:48
Je suis tout à fait d'accord avec les posts de Jack, pour ce que j'imagine de mon "après", cela me parle tout à fait.

Mais moi, je suis encore à "maintenant", "guérie" depuis le 5 décembre dernier. Je découvre cet état extraordinaire, je suis à la fois satisfaite, abasourdie, stupéfaite, les mots me manquent. Tout ce que je me souhaite, c'est que cet état béni dure et dure encore. Pour l'instant, je ne peux que donner du temps au temps, et laisser cette confiance toute neuve s'installer et se renforcer par l'expérience de mon état actuel. De plus, comme Jack, je me sens "bien". C'est peut-être simplement un état naturel, mais c'est un état que je n'ai presque jamais connu. La faute aux gènes? A mon enfance difficile? A une bipolarité diagnostiquée et traitée, mais que je remets en question aujourd'hui? Je ne sais pas. Ce que je vis, je ne le pense pas, j'ai même du mal à mettre des mots dessus. Seuls des termes "mystiques" ( :fsb2_wink: Jack) pourraient exprimer cet état. Complétude? Etreté? Contemplation? Gratitude?
"(La philosophie mystique) plonge dans le mystère obscur par excès de lumière. Ce qui est caché se révèle. Les voiles se déchirent et les yeux voient tandis que les oreilles entendent murmurer les secrets que les autres seraient incapables d'ouïr."

Plus de dysphorie.

Un verre entre amis avec plaisir, qui plus est. Un seul.

Et tout ce temps de cerveau disponible... indicible, là aussi.

Parfois, je me dis que oui, c'est peut-être un état "normal", que les autres vivraient sans s'en rendre compte?

Et moi, bienheureuse, je suis en train de réaliser qu'un marteau me tapait sur la tête, et que oh oui, ça fait du bien quand ça s'arrête, plus prosaïquement.
Message édité 1 fois, dernière édition par lesyeuxdechat, libérée, 16 Décembre 2015, 22:49  

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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 17 Décembre 2015, 11:09
Salut les yeux,
Perso, les termes mystiques ne me parlent pas vraiment, je devine ce qu'il y a derrière mais ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Je pense que l'on peut utiliser un vocabulaire beaucoup plus "rationnel" même pour parler de ressentis corps/esprit, et ça au moins le mérite d'être compréhensible par le plus grand nombre.
J'ai fait un post ce matin sur mon ressentie "bipo", je ne le recopie pas là, tu peux le voir

PS: C'est sur que le contraste, fonctionnement avant (coup de marteau) puis après, fait un bien fou. Après les choses évoluent, mais tu verra bien, profites.
Message édité 1 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 17 Décembre 2015, 11:13  

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Avatar de Manue
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  Lien vers ce message 17 Décembre 2015, 11:22
Les Yeux
Etat normal que les autres vivent sans s'en rendre compte, c'est bien là la différence avec nous, le marteau s'est arrêté de frapper pour nous, alors on apprécie d'être bien, juste bien, on apprécie les petites choses de la vie

Et je voudrais aussi que cela dure toujours ainsi, cette indifférence toute neuve, je la ressens et je l'aime
J'ai lu d'autres témoignages où cela ne se passe pas ainsi, les personnes sont perdues, ont leur passé ou leurs émotions qui viennent les frapper de plein fouet

Et puis ceux qui disparaissent du forum, vivent leur vie, plus ou moins bien d'ailleurs

Sur les descentes, il y a un tas de témoignages, mais il faut tomber dessus

Notamment des anciens qui reviennent et ont malheureusement rechuté, une petite analyse de leur descente et on peut avoir une explication

Un seuil mal calculé? des ES qui ont obligé à descendre vite? une consommation résiduelle? l'oubli d'avoir été malade, et donc du traitement

J'ai trouvé mon bonheur sur le fil de Baxter, avec notamment les témoignages très précis de Breizh Christine
Et puis l'expérience de Baxter lui-même

D'autres témoignages m'amènent à une incompréhension (Franck) de la descente

De toutes ces lectures, je suis partante pour garder mon seuil le plus longtemps possible, tant que j'aurai du plaisir à avaler mes 30 comprimés, tant que je n'aurai pas re-travaillé

Peut-être pas 6 mois, mais au moins 3 mois

Puis ensuite, -1 comprimé par mois, et pas moins d'un mois, j'ai lu des rechutes avec des descentes sur 2 ou 3 semaines

Manue
Message édité 1 fois, dernière édition par Manue, 17 Décembre 2015, 11:25  

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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 17 Décembre 2015, 11:47
Pour la descente je trouve, qu'il faut bien sur ne pas se précipiter, mais aussi, autant que possible, (et peut-être surtout si la montée a été assez rapide????) ne pas trop s'habituer à fonctionner sous haute dose de baclo. Je ne dis pas ça spécialement pour toi Manue!


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  Lien vers ce message 17 Décembre 2015, 22:35
Jack
Je marche au ralenti ce soir, mais tu peux expliquer? "ne pas trop s'habituer à fonctionner sous haute dose de baclo".

Dans mon cas (je sais ton message ne me visait pas, mais j'y réfléchis), la dose entre 250 et 300 mg, ça doit faire un an que j'y suis, donc pas de montée rapide, par contre, obligée de monter toujours plus haut, sauf cette fois, donc moi obligée de maintenant un bon bout de temps, qu'en penses-tu?

Manue


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  Lien vers ce message 01 Janvier 2016, 17:28
Bonsoir,
Je m'intercale... Moi, j'étais bien à ma dose maxi (180) ! Je regrette d'être descendue. Ma joie de vivre est partie avec les comprimés. Toujours indifférente mais bof le moral. attention la descente


Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé. Einstein.
Août à oct. 2013=>180. Descente sur 2 ans à 60. Remontée jusque 100 cause craving-dépression-angoisses. À 70 depuis juin 2016.
 
Avatar de lesyeuxdechat, libérée
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  Lien vers ce message 02 Janvier 2016, 9:42
Indifférente et sur un petit nuage, je suis encore et toujours époustouflée de la disparition de ma dysphorie.

Je ne sais pas précisément ce que le Baclofène a fait à mes petits neuromédiateurs personnels, mais les questionnaires remplis avant/après sont éloquents.

Alors oui, je crains de perdre cet effet désirable-là.

J'en suis à me dire que je baisserai dans six mois (ou plus) d'un demi cp par mois, voire tous les deux mois.

Je suis consciente du danger: c'est souvent lors de la descente que tout "foire".

Vraiment bien ce fil pour partager au sujet de nos descentes!


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 8:34
Les Yeux
Sur les descentes, il y a un tas de témoignages, mais il faut tomber dessus

Notamment des anciens qui reviennent et ont malheureusement rechuté, une petite analyse de leur descente et on peut avoir une explication

Un seuil mal calculé? des ES qui ont obligé à descendre vite? une consommation résiduelle? l'oubli d'avoir été malade, et donc du traitement
Manue


Je sais que pour moi, le danger est d'oublier que j'ai été bien malade ! Alors, je ne vois plus que les ES, la fatigue, les douleurs articulaires et la dépression et le gel des émotions. Pas de craving je pense pour le moment, un malaise diffus en soirée. Le cerveau et ses vieilles habitudes : je rentre, je me détends et ouvre une canette, et une autre, etc. Mais ça, c'était avant le baclo. Maintenant, je m'occupe, je me fais une chicorée. Ce qui me manque le plus est le voile entre les autres, l'extérieur et moi. J'ai beaucoup de difficultés avec la lucidité.
90 mg pour le moment, répartis en 3 fois


Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé. Einstein.
Août à oct. 2013=>180. Descente sur 2 ans à 60. Remontée jusque 100 cause craving-dépression-angoisses. À 70 depuis juin 2016.
 
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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 8:52
Je suis absolument lucide pour ma part, et le voile dont tu parles Ihestiah a au contraire disparu entre moi et le monde, mais je me sens en sécurité dans ma "bulle".

Etat béni, vraiment!

Mais je sais... je me suis attachée à des fils de personnes extraordinaires pour qui "tout va bien", et à d'autres pour qui tout ne se passe pas comme "prévu".

Je ne me crois arrivée nulle part, j'observe.

Je ne suis pas terrorisée, non plus. Mais je suis prête à dégainer 10 ou 20 mg demain sans sommation si souci: je suis à un bas dosage, par chance (120 mg), je peux me le permettre.

Bipolaire, je suis habituée à scruter mon humeur.

Je me sens prête à faire face à tout... mais l'inattendu peut me tomber dessus sous une forme inattendue justement!

Comme je me le dis souvent: wait and see.

Et je profite du moment présent.


Début du TTT à 10 mg le 27 octobre 2015
Indifférence à 120 mg le 5 décembre 2015
Stabilisation prévisible: au moins 6 mois
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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 9:27
Mais pour moi aussi le voile a disparu. Avec l'arrêt de l'alcool. Et la baisse du baclo. Et j'ai beaucoup de difficultés avec ça, la lucidité. Je me sens mal à l'aise souvent avec les gens, ne sais pas comment me tenir. Je n'arrive pas à faire le deuil de ce fameux voile, trompeur mais protecteur.


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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 9:32
Oups je n'avais pas vu ta question Manue,
"ne pas s'habituer à de hautes doses de baclo"
Je voulais dire, une impression toute personnelle, que le baclo amène du confort, permet aussi de fonctionner parfois à plein régime et que l'on peut être tenté de rester à une dose assez forte.
Pour moi la dose de confort, c'est celle qui se trouve juste au dessus de celle qui est insuffisante, ni plus ni moins.


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 12:51
Question : est-ce si grave de rester à une dose forte de baclo trop longtemps ? Pourquoi ?


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 13:26
Pour moi la dose de confort, c'est celle qui se trouve juste au dessus de celle qui est insuffisante, ni plus ni moins.


C'est donc la dose en dessous de laquelle on n'est plus en situation de confort x)


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 13:36
Carabus: tu chipottes! :fsb2_yeah:

Citation
Question : est-ce si grave de rester à une dose forte de baclo trop longtemps ? Pourquoi ?

Non ce n'est pas grave.
D'abord une dose forte, c'est relatif, cela dépend de la dose seuil.
Ensuite, je parle d'un avis personnel, je pourrais dans mon cas avoir une dose plus forte et me sentir avec plus d'énergie, d'entrain, mais je préfère moins dépendre du baclo et essayer de trouver des motivations par moi-même...


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 14:39
Question : est-ce si grave de rester à une dose forte de baclo trop longtemps ? Pourquoi ?

Personnellement je suis resté un an à ma dose seuil.
Certains trouverons peut-être que c'est trop long


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  Lien vers ce message 05 Janvier 2016, 15:01
A mon sens rester à une dose supérieure à sa dose seuil n est pas un pb. Tant que cela n a pas de conséquences négatives (ES). Même si cela peut revenir à utiliser le baclo pas seulement pour ses propriétés anti craving, mais aussi pour se sentir bien


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  Lien vers ce message 06 Janvier 2016, 17:10
Justement, ma dose seuil était à 290 mg, quelques jours plus tard, n'ayant pas eu l'occasion de sortir de chez moi, où l'indifférence n'était pas un problème, je suis passée à 300 mg, aucune consommation jusqu'à mes vacances et nouvel an
Le 30 déc, multiples occasions, rien ne descendait
le 31 déc, repas et vins, j'ai senti une appétence pour le vin, envie de me resservir, contrairement aux autres, j'ai pris 20 mg en sublingual
J'ai gardé ces 320 mg jusqu'à ce que je rentre, sauf que le soir même, j'ai ouvert la canette qu'il me restait et l'ai bue entière, 50 cl, bière légère - mais je pensais toujours au vin (peut-être tout simplement à ces instants merveilleux que je venais de vivre, envie de les revivre?), et je suis passée à 330

Ce qui me pose question, c'est que je n'ai pas davantage d'ES, mes pensées ou envies ont totalement disparu

Alors dois-je repasser aux 300 ?

Tout à l'heure je faisais un rapide calcul, le temps du seuil, 6 mois, et descente de 10 mg par mois, début de descente en mai 2016, ça nous fait du 28 mois de descente, en gardant 50 mg de confort :fsb2_mad:

2 ans et demi de descente + 5 mois de seuil - 3 ans de descente
Mais j'ai bien entendu Jaury je crois, dire qu'on en a pour des années avec le baclo, justement pour le seuil et la descente, les ajustements éventuels etc

Je viens de lire Sylvie, qui également fait quelques allers et retours avec la dose de baclo

les 30 mg supplémentaires, je pense que je peux les enlever avant les 6 mois

Concernant le moral, c'est mon AD qui me protège depuis le début, par contre le baclo m'a offert la sérénité face aux conflits que je sais prendre de front maintenant, crever l'abcès immédiatement, pour le meilleur

Manue
Message édité 1 fois, dernière édition par Manue, 06 Janvier 2016, 17:13  

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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 06 Janvier 2016, 18:30
Oui c'est courant de faire une augmentation ponctuelle à l'occasion de fête et de redescendre rapidement une fois l'effet passé.


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Avatar de Isou92
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  Lien vers ce message 17 Mars 2016, 10:56
Bonjour,
Juste une petite mise en garde pour les descentes rapides : indifférentes à 110 mg,je voulais continuer une consommation occasionnelle.
Je suis descendue à 70 en trois mois à cause des ES, et j'ai vite perdu l'indifférence. Je suis remontée à 80, ai bu peu pendant une année (entre 7 et 14 unités alcool par semaine), mais là je suis en difficulté, il est rare que je passe au moins un jour sans une bière.
Il faudrait que je remonte le traitement mais j'ai peur des ES et me bat aussi contre une terrible dépression, donc tant que cette conso n'est pa dangereuse, j'essaye de gérer comme ça.
enfin bilan, restez longtemps à la dose seuil!
 
Avatar de Isou92
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  Lien vers ce message 17 Mars 2016, 11:01
Comme l'a dit Sylvie sur un autre post, peut-être que je n'étais pas à l'indifférence mais juste assommée par les EI à 110, toujours est il que je ne consommais plus et trouvais vin et champagne sans aucun gout,je m’arrêtais spontanément au bout de deux verres lors des occasions, et ce pendant trois ou 4 mois.
 
Avatar de pandar
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  Lien vers ce message 28 Mai 2016, 15:30
Bonjour et bien ce fil....
Je m'y retrouve dans mon questionnement.
Actuellement a 190 mg depuis plus de 2 mois, je compte rester au moins 6 mois a cette dose. Le but étant de bien stabilisé mon indifférence.
En plus je n'ai pas D'E.S, ormis de grands coups de barre en soirée.
Et oui, lors de la montée, on est a fond car on voit cette lumière qui nous tend les bras.
Une fois celle ci atteinte on retourne dans notre vie, pour certains de manière facile, d'autres plus difficile.

Et oui, on ne boit plus mais la vie reste la même.

Il est plus facile de parler dans l'euphorie que du quotidien . Donc de fait moins de témoignages.

En lisant un peu l'historique, vous parliez de voile que j'ai pas trop bien saisi, mais pour ma part, c'est d'essayer a réunir mon Moi,l'extérieur, les autres, de manière claire, objective, bienveillante...L' alcool embrumait tout ça et m'empêchait d'y réfléchir, volontairement ou involontairement? .

Le baclo ne guérit pas de ça.

personnellement, je vais commencer une psychothérapie pour m'aider dans ma construction. Je formule volontairement construction et non Reconstruction, car le passé est là, et je ne pourrais jamais le changer, la seule chose qui reste est de bâtir le futur.
Donc la patience va être de mise et la descente va être tout en douceur, j'envisage une diminution progressive de 10 mg par mois mais m'interroge sur lesquels je vais commencer a diminuer. Vais je raisonner par rapport a mes craving passés ou une diminution étalée?. Je vais voir au moment venu et même si il y a une dose seuil où on ne peut descendre plus (j'espère pas trop haute), et bien on prend le médicament a vie. J'y suis déjà bon pour mon hypertension!.
En tout cas, je serais présent sur le sujet, peu être pas de manière si assidu comme la montée, mais un toujours un temoin.
A bientôt :fsb2_wink:


Indifférent le 12.03.16 à 190 mg.
En descente depuis le 12.09.16 à raison de 1mg/mois. Au 12.03.17 13mg
 
Avatar de Titeuf
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  Lien vers ce message 26 Juillet 2016, 13:30
Bonjour à tous, je suis actuellement à 380 Mg par jour de baclofene et indifférent depuis deux mois, indiffèrent mais il peut m'arriver lors de la finale de la coupe d’Europe ou lors d'un barbecue de boire 3-4 verres. Le médecin m'a dit de stagner 6 mois à 380 et éventuellement de voir pour descendre mais pas pour le moment, je sors de 10 ans d’alcoolisme. Je n'ai pas d’effets secondaires, cependant ma question est : à quelle dose sur le long terme puis je garder ce niveau d'indifférence car 38 cachets par jour cela fait 1064 cachets par moi pendant encore 4 mois a raison de baisser d'un cachet par moi, je pense pas rallonger ma durée de vie ni celle de mon foie avec tous ces cachetons bien que l'alcool aurait été pire. et je remercie le baclofène qui marche même a forte dose !
 
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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 26 Juillet 2016, 17:56
Bravo pour ton indifférence !
Ne t'inquiète pas, le baclofène n'est pas dangereux, si tu n'as pas d'EI, parfait
En fait, tu pourras diminuer plus vite au début, tous les 15 jours ne devrait pas poser de pb au moins jusqu'à 300mg/j
La dose de long terme, tu le verras au fur et à mesure
Il faut diminuer en faisant bien gaffe qu'il n'y ai pas retour de craving ni conso excessive


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

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A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
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  Lien vers ce message 03 Aout 2016, 11:57
Bonjour, j'ai 29 ans, et le BACLOFENE m'a sauvée, moi et donc ma famille. Issue d'un milieu, ou l'alcool était omniprésent et festif, "alcool mondain" de mes parents et de leur amis proches: il me semble que j'ai dû commencer à dévelloper l'addiction à l'alcool très jeune, en finissant les fonds de verres des invités à L'âge de 2 ans... Puis, grandissant au milieu des fêtes à répétitions, dans cette ambiance ARGENT/TRAIN DE VIE AISé, l'alcool était normal dans mon éducation. A l'adolescence, ayant beaucoup déménagée, je m'intégrais auprès des groupes qui s'alcoolisait. Cela restait festif, et très régulier... Plus la fumette de style cannabis! Mais mon corps ne suivait déjà plus. J'étais à la limite de l'ulcère à l'estomac, à juste 14 ans... Mes parents ne se doutaient évidemment pas que c'était dû au cuites à répétitions, et on mis ça sur le dos du stress...J'étais donc sous mopral et vitamines. Ensuite, j'ai lâché tous ça, et je me suis mise en couple très jeune, lui avait 3 ans de plus que moi, c'était mon sauveur, mon 1er amour. Puis j'étais pacsé à 19 ans. A l'Äge de 22 ans je me suis retrouvée veuve, et chargée de famille. Mes parents ont divorcés la mËme année. C'est là, ou inCSidieusement une dépression s'est installée... Je voyais mes parents, mais juste pour prendre l'apéro avec eux...Ils avaient refait leur vie, mais toujours l'alcool était présent au quotidien, avec leurs nouveaux compagnons respectifs. SEULE JE POUVAIT CONSOMMER JUSQU4A UNE BOUTEILLE DE ROS2E PAR JOUR POUR AFFRONTER le deuil. 2 ans plus tard, alcoolisée, mais pas ivre, je redécouvre l'amour. Il était alcoolique aussi, mais j'étais le déni. On s'alcoolisait ensemble, toujours l'apéro le soir... Lui avait du mal à se stabiliser professionnellement, je l'ai sauvé du milieu des "teufs", etc. Mais la violence psychologique s'est installé, quand il buvait trop. Ensuite, ça a été les coups. Puis, au bout de presque 3 ans, il est passé en comparution immédiate, et fut incarcéré pour violences conjugales, etc. Je me retrouvait de nouveau seule. Rongée par la culpabilité. Je buvais toujours, le m^me alcool, la m^me quantité, seule. Du vin, du bon rosé comme je disais. C'était ma béquille. Cela me permettais de déstressée, et d'assurer ma vie. Jusqu'au moment ou mon corps m'a lâché, tremblements le matin, impossible d'utiliser un crayon, moi qui suis aussi parolière pour certains jeunes artistes francophones. Puis les insomnies, les remords, je voulait me lever la nuit, et boire! Je ne pouvais plus me regarder dans un miroir, j'avais honte. Je suis allez en cure 3 semaines, un véritable échec. De retour à mon domicile, j'avais du seresta, et toujours l'alcool. Il était temps d'agir: vivre, ou mourir à petit feu... Avec ce melange seresta/alcool je tombais, chez moi. Une fois les effets de ces 2 toxiques partis de mon corps, je me réveillait, avec des bleus, une fois m^me une plaie à l'arcade. Je suis donc allée en addictologie à l'hôpital. BACLOFENE, voilà ce qui m'étais proposé, en janvier 2015. Je n'avais pas peur de guérir. 60mg/jours... Plus sevrage de seresta, les 2 en m^me temps. Audébut, je consommais toujours mes 75 cl de rosé, voir plus si des amis passaient à l'apéro. Puis je suis devenue un robot, je gerais mon quotidien, mon travail, mais sans ressentir la moindre émotion, c'était difficile. Il m'a fallut presque un an, sous baclofène, de 60 mg/jour à 40. Puis de 150mg/jour de seresta, à 100, puis, 75, puis 50, puis 20. Le sevrage de seresta était très handicapant. J'ai mis 6 mois à m'en défaire. Quand à l'alcool, je ne suis pas abstinente, il peut m'arriver de consommer par convenance si je me sens bien lors d'une soirée. Mais je prend toujours du baclofène, comme un talisman de protection! 10mg/jour, tous les jours. C'est comme si ce médicament qui reste un psychotrope faisait partie de moi. Maintenant je n'ai plus de "craving", ça fait déjà plus d'un an. J'ai coupé les ponts avec l'alcool. J'ai coupé les ponts avec beaucoup de gens aussi. Je refait du sport, je remange normalement, bref, ma vie commence en fait ! Sans baclofène, je crois très sérieusement que je ne serais plus de ce monde :fsb2_wink: Quand à ma vie sentimentale, je l'ai mise un peu de côté, souhaitant finir de me reconstruire afin de pouvoir refaire confiance à un partenaire. Et puis, j'ai malgré tout, encore cette honte, d'avoir été une alcoolique, dépendante... Mais pourtant, je travaille en restauration, je sers beaucoup d'alccol, et limite ça me degoute d'en servir autant! Je n'ai ressentie aucune souffrance avec le baclofène, ce fut long, laborieux à certain moment, mais cette molécule à vraiment changé mes habitudes.
 
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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 03 Aout 2016, 14:04
Ton histoire est très touchante, merci de la partager avec nous
Et bravo à toi !


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  Lien vers ce message 03 Aout 2016, 14:28
bonjour


très touché par ton message


je te souhaite beaucoup de bonheur
bise moussette


je me présente moussette (janine)
femme d un alcoolique depuis plus de 40 ans (guéri depuis grasse aux fofo et baclo)
et un peut lui aussi lol
voila pourquoi je me permet d aider les malades et leur conjoints qui le désirent dans le respect et notre vécu sans aucune prétention
bisessssssssssssssssss
 
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  Lien vers ce message 03 Aout 2016, 14:53
Et puis, j'ai malgré tout, encore cette honte, d'avoir été une alcoolique, dépendante...

Tu n'as pas à avoir honte,
l'alcoolisme est une maladie,
il n'a pas de maladie honteuse.

Merci de nous avoir fait part de ton vécu
et bravo pour ta guérison rémission.
(Je préfère utiliser ce mot, plus approprié)


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Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 17 Octobre 2016, 18:44
Question pour ceux qui comme moi sont arrivés à leur seuil sont en descente stabilisés ou non.

Depuis votre seuil vous arrivé - t'il encore iu vous est-il arrivé même ponctuellement de trop boire ?

Je laisse à votre appréciation personnelle l'interprétation de "troo boire"

Personnellement j'ai passé mon seuil voilà maintenant presque 2 ans et depuis ce seuil je n'ai eu aucune alcoolisation excessive, je ne parle pas d'être complètementbourré, juste dépasser genre les 4 à 6 verres standards.
Il est vrai que depuis mon seuil je bois très peu, à 1 ou 2 occasions par mois en général mais en général depuis mon seuil je bois très rarement plus d'un ou deux verres alors plus de 4 ça ne m'est jamais arrivé, mais je me posais la question pour les autres "guéris". Cela vous arrive-t-il de temps en temps de boire un peu trop ou cela est terminé ?

Si cela vous arrive ou vous est arrivé, comment l'avez vous vécu ? Comme un échec ou une hyper alcoolisation comme cela peut arriver finalement à n'importe qui du moment que ça reste exceptionnel ?

Merci de votre réponse ici ou par MP. J'avoue que cette question me travaille un peu.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
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  Lien vers ce message 17 Octobre 2016, 21:45
Ça m'est arrivé ponctuellement pour des fêtes 2-3 fois dans l'années, sans aucun soucis.
Dernièrement j'en ai pris une grosse, j'en parle sur mon filici
Message édité 2 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 18 Octobre 2016, 9:57  

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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 17 Octobre 2016, 22:45
Ca m'arrive parfois lors de soirées festives qui durent
Et je le vis comme une alcoolisation ponctuelle somme toute assez banale
Cela ne m'a jamais inquiété parce que cela ne dérape pas (les verres ne s'enchainent pas contre ma volonté) et que le lendemain je n'ai pas envie de remettre ça


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  Lien vers ce message 18 Octobre 2016, 9:27
Salut Ben

Ne te prends surtout pas la tête s'il t'es arrivé de boire plus que d'habitude une fois

Ce qu'il faut éviter c'est que l'habitude revienne
Message édité 1 fois, dernière édition par Daniel, 18 Octobre 2016, 9:29  

La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin
 
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  Lien vers ce message 18 Octobre 2016, 11:50
Ca m'arrive très rarement et ça ne remet pas du tout en cause mon sentiment d’indifférence parce qu'aucune envie de remettre ça par la suite.


Avoir la conscience de sa cage, c'est avoir la lime pour les barreaux. Reiz17

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  Lien vers ce message 18 Octobre 2016, 20:38
Merci beaucoup pour vos retours.

Ça ne m'est pas arrivé, je bois très peu, à la fois par manque d'envie et d'intérêt mais aussi il fsut l'avouer par crainte, même après presque deux ans d'indifférence (le terme est puissant) j'ai peur de ressentir à nouveau ce plaisir non indifférent, ce plaisir malsain dans lequel on sent que l'alcool est un plaisir qui vous dépasse qui est trop fort, incontrôlable, alors je reste comme ça, je ne bois presque plus quasiment jamais mais comme hous pouvez le constater, je me pose encore des questions. Comment mon rapport à l'alcool va évoluer dans les 2 à 3 ans, mais aussi à 10 ans ou plus.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
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  Lien vers ce message 18 Octobre 2016, 20:45
Je me dis que si je rebuvais avec excès, même qu'une fois, et que je constate que cela n'a aucune importance, aucun impact réel, il serait peut être là le vrai danger, le danger de croire que reboire, reboire avec excès de temps en temps, ça n'est pas si grave et petit à petit retomber dans le même cycle infernal, lentement tout d'abord, une cuite 1 à 2 fois par ans et au bout de 5 à 10 ans ce sera comme avant, 2 cuites par semaines, le retour lent mais inéluctable de la dépendance.

J'ai eu de sérieux problèmes d'alcool alors que je n'ai jamais bu quotidiennement, j'ai toujours pris soin de ne pas boire tous les jours et oourtznt je suis tomber dans la dépendance, en fait j'ai jamais eu l'impression de depasserles bornes et pourtant je les ai dépassé. Si je savais qu'elle est la limite claire entre excès et normalité, mais cette limite n'est pas claire alors je préfère en rester relativement loin.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 18 Octobre 2016, 21:45
Tu as raison Ben.
Tu es le seul à savoir ce qui est bien pour toi.


Plus nous sommes nombreux, plus nous pouvons aider : Adhérez
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Avatar de phil
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  Lien vers ce message 21 Octobre 2016, 11:25
Bonjour,

ma réponse personnelle un peu en retard: indifférent depuis bientôt quatre ans, je n'ai pas bu plus de 4 unités en une fois depuis cette date. Les rares situations où j'ai bu quatre unités (à peu prêt 2 ou 3 fois), étaient des soirées festives à rallonge. Je ne tiens plus du tout l'alcool, au bout de deux verres, je commence à ressentir une certaine somnolence et c'est désagréable.
 
Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 21 Octobre 2016, 16:49
Intéressant Phil, tu es encore sous baclofène ou tu es rendu à un régime de 0 baclo ?

Du coup je me pose la question suivante.

Cette sensation désagréable est d'après toi liée au baclofène qui rend indifférent à l'alcool ou simplement une sorte d'auto conditionnement à le trouver désagréable ? Les fanas de PNL diraient que tu t'es programmé à ne plus aimer l'alcool tout simplement.


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de benbb
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  Lien vers ce message 21 Octobre 2016, 17:16
Je ne tiens plus du tout l'alcool, au bout de deux verres,


C'est marrant, moi depuis que je suis indifférent, je ne dirais pas que je ne tiens plus l'alcool, j'ai l'impression que ça ne me fait plus rien.

Parfois je prends un verre puis un second et j'ai l'impression que j'ai pris un3 consommation sans alcool, comme si je n'en ressentzisplus les effets ou du moins comme si ils étaient hyper aténués.

En deux ans je ne vois que deux exceptions, en deux ans et je serais bien incapable d'expliquer pourquoi il y a eu deux fois la première après avoir pris une bière et la seconde après avoir pris un verre de vin et je le sentais vraiment shooté après ce seul verre avec la sensation de le dire, il ne faut vraiment pas que j'en prenne un deuxième parce que je vais être bourré. A part ces deux drôles d'occasion à chaque fois que je prends un verre ou max deux j'ai l'impression que ça ne me fait pratiquement rien, c'est légèrement agréable mais je pourrais ne pas me rendre compte du fait que j'ai pris un verre d'alcool.

J'ai d'ailleurs une anecdote à ce sujet. Alors que lorsque j'avais des problèmes d'alcool, je n'ai jamais bu un verre, JAMAIS avant midi, et encore c'était exceptionnel si tôt. Alors que j'étais indifférent à l'alcool depuis 2 ou 3 mois maximum, un matin en me levant, avant même que l'horloge n'affiche les 7 heures du matin, j'ouvre le frigo pour me servir une bonne rasade de multifruit histoire d'aborder la journée de boulot survitaminé, je trouve le goût bizarre... à la fois âcre et amer, et je vois ma compaggne se bidonner derrière mon dod ! Comprenant l'entourloupe je vous l'ai pourri à 7h00 du matin la donzelle ! J'avais vidé d'une traite un verre entier de "planteur antillais" à à pein 7h du mat ! Elle avait oublié de retirer l'étiquette pour signifier le danger. En langage maison une bouteille dont on a retiré l'étiquette est souvent le signe d'un contenu dont on doit se méfier de l'apparence.

Bref ce matin là je n'ai ressenti à mon grand étonnement et alors que j'étais à jeun, aucun des effets de l'alcool auxquels j'aurais pu m'attendre dans une telle circonstance.

Nous en rions maintenant, mais à l'époque, en plein traitement pour arrêter de boire et encore incertain des effets à long terme du baclo, sifflet un verre entier de punch maison n'était pas le genre d'expérience que je souhaitais tenter à 7h du matin avant d'aller retrouver mes collègues de bureau...


Début de traitement le 08/08/2014. Aujourd'hui en descente, après un seuil à 250mg je suis à 120mg/j en 2 prises 16h 40mg / 18h00 80mg.
 
Avatar de Cathyacht
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  Lien vers ce message 12 Septembre 2017, 8:14
:fsb2_sorry: moi aussi,ça m. A semblé très étrange, cette totale indifférence. Avec l.alcool, j.ai eu tous les sentiments possibles, de la curiosté au dégoût en passant par le désintérêt. Mais l.indifférence, c.est le début de ma vie.Tout semble possible.Pourtant,on redescend vite sur terre.Actuellement, je suis effarée et scandalisée de constater que la France est un pays anti progrès, mais tellement pro fric. Je regrette de ne pas pouvoir remercier le docteur Ameissen autrement qu.à titre posthume mais c.est de tout cœur.Je pensais naïvement que n.importe qui en aurait fait autant. Mais non, pas du tout , nous avons eu de la chance de tomber sur un médecin génial avec des valeurs tellement humaines. Encore merci Olivier.
Je ne tiens plus du tout l'alcool, au bout de deux verres,


C'est marrant, moi depuis que je suis indifférent, je ne dirais pas que je ne tiens plus l'alcool, j'ai l'impression que ça ne me fait plus rien.

Parfois je prends un verre puis un second et j'ai l'impression que j'ai pris un3 consommation sans alcool, comme si je n'en ressentzisplus les effets ou du moins comme si ils étaient hyper aténués.

En deux ans je ne vois que deux exceptions, en deux ans et je serais bien incapable d'expliquer pourquoi il y a eu deux fois la première après avoir pris une bière et la seconde après avoir pris un verre de vin et je le sentais vraiment shooté après ce seul verre avec la sensation de le dire, il ne faut vraiment pas que j'en prenne un deuxième parce que je vais être bourré. A part ces deux drôles d'occasion à chaque fois que je prends un verre ou max deux j'ai l'impression que ça ne me fait pratiquement rien, c'est légèrement agréable mais je pourrais ne pas me rendre compte du fait que j'ai pris un verre d'alcool.

J'ai d'ailleurs une anecdote à ce sujet. Alors que lorsque j'avais des problèmes d'alcool, je n'ai jamais bu un verre, JAMAIS avant midi, et encore c'était exceptionnel si tôt. Alors que j'étais indifférent à l'alcool depuis 2 ou 3 mois maximum, un matin en me levant, avant même que l'horloge n'affiche les 7 heures du matin, j'ouvre le frigo pour me servir une bonne rasade de multifruit histoire d'aborder la journée de boulot survitaminé, je trouve le goût bizarre... à la fois âcre et amer, et je vois ma compaggne se bidonner derrière mon dod ! Comprenant l'entourloupe je vous l'ai pourri à 7h00 du matin la donzelle ! J'avais vidé d'une traite un verre entier de "planteur antillais" à à pein 7h du mat ! Elle avait oublié de retirer l'étiquette pour signifier le danger. En langage maison une bouteille dont on a retiré l'étiquette est souvent le signe d'un contenu dont on doit se méfier de l'apparence.

Bref ce matin là je n'ai ressenti à mon grand étonnement et alors que j'étais à jeun, aucun des effets de l'alcool auxquels j'aurais pu m'attendre dans une telle circonstance.

Nous en rions maintenant, mais à l'époque, en plein traitement pour arrêter de boire et encore incertain des effets à long terme du baclo, sifflet un verre entier de punch maison n'était pas le genre d'expérience que je souhaitais tenter à 7h du matin avant d'aller retrouver mes collègues de bureau...
 
Avatar de Tibo7
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  Lien vers ce message 31 Octobre 2017, 15:02
Bonjour a tous,

Après un an d'absence sur ce forum me revoila ...

Sevré grace au Baclo le 27 Novembre 2016 à 240 Mg, je suis actuellement à 90mg et la c'est le drame j'ai rebu tout seul...

Des conseils à me donner ?

Merci d'avance
 
Administrateur
Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 31 Octobre 2017, 15:17
Aie Tibo ...
Je te réponds sur ton fil Posologie


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
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