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Alcoolo-indépendance ou "sobriété heureuse"

En descente de baclo
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  Lien vers ce message 11 Avril 2014, 16:20
Bonjour !

Ça faisait longtemps que j'avais envie de le créer, ce fil, mais je ne savais pas par quel bout commencer. Je ne sais toujours pas mais j'ai choisi quand même et je vais commencer par là, à savoir par un petit texte que j'ai écrit il y a un peu plus d'un an et qui va vous livrer la perception que j'avais alors de la façon dont j'étais tombée dans la bouteille. Viendra très prochainement un autre petit texte relatant la perception que j'en ai actuellement.
Il y a environ un an donc...


PENTES
Il y a des pans de vie qui sont des pentes vertigineuses. Il suffit d’un rien pour trébucher et on dégringole d’un coup, complètement étourdi, sans trop savoir où l’on en est, et avec une seule idée en tête : sauver sa peau, ou celle de ses proches. Ce serait la chute libre si quelque roc bien acéré ne venait nous écorcher encore un peu plus alors que nous nous démenons déjà pour stopper la chute, à défaut d’espérer remonter. On a alors envie de fermer les yeux, d’atteindre cet interrupteur imaginaire sur lequel on pourrait appuyer et qui pourrait nous permettre d’avoir un peu de répit, rien qu’une petite pause, histoire de souffler un peu… Heureusement, sur ces pentes-là, on rencontre des gens qui viennent nous tendre, l’un une béquille, l’autre un petit remontant. Les gens nous voient tomber sur ces pentes-là. Ils essaient de nous aider. Notre chute est spectaculaire, nos blessures sont apparentes, nos douleurs sont légitimes…
Et puis il y a des pans de vie qui sont des pentes insidieuses. Des pentes toutes douces comme des faux plats,et glissantes comme des patinoires. Tellement douces qu’on ne s’aperçoit même pas que l’on est en train de tomber, tellement glissantes que même si l’on s’en apercevait, on serait bien incapable de remonter. Ces pentes-là ne sont pas brutales, mais quand, au bout d’un temps très flou, on heurte quelque chose et l’on regarde autour de soi, on se rend compte de la dégringolade. C’est quand on regarde au-dessus de soi et que l’on voit où l’on était avant, que l’on réalise la chute. Ces pentes-là, on n’y prend pas garde. Quand on glisse sur ces pentes-là, personne ne s’inquiète pour nous et il ne faut en vouloir à personne.Si nous-mêmes n’avons pas conscience de notre chute, comment d’autres pourraient s’en apercevoir ? Ces pentes-là sont des pentes solitaires, du hors-piste.Un jour où l’autre, il y a bien pourtant quelqu’un qui finit par constater que nous avons quitté la piste. Mais plutôt que de nous montrer la voie et de nous aider à retrouver le chemin balisé, il nous fait des remontrances, nous reproche de nous être égaré. Se demande t-il pourquoi nous nous sommes égarés ? Pourtant, c’est simple ! Un jour, on a chuté sur une pente vertigineuse et on s'est accroché à ce qui nous est tombé sous la main pour éviter la dégringolade. C’était notre façon à nous, de cesser de tomber, même si la branche que nous avons saisie au passage n’était en fait qu’une branche morte et que nous nous en doutions un peu, sans vouloir nous l’avouer. Mais ça, on est le seul à le savoir…

A bientôt !


Flocerise


PS pour Mitche : cet entrée en matière n'est probablement pas ce que tu attendais mais je répondrai à toute question que tu pourras me poser dans la mesure de mon possible et de ma petite expérience (petite expérience en ce qui concerne mon traitement Baclo commencé le 25 janvier 2014, mais beaucoup plus conséquente pour ce qui est de mes années d'alcoolisme - sortie du déni en 1994-)
Message édité 14 fois, dernière édition par Florence..., 31 Octobre 2017, 13:12  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans condition et la retire sans sommation.

 
Avatar de Manue
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  Lien vers ce message 11 Avril 2014, 16:35
Bravo

la procrastination, elle me pèse trop souvent

super que tu aies créé ton fil, on va pouvoir échanger ici en direct

Comment vas-tu ?

Bisous

Manue


De Mark Twain : “On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.”
 
Avatar de angela
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  Lien vers ce message 11 Avril 2014, 20:41
bonsoir

Bienvenue sur le fofo

on a les mémes idées ,jai failli appelé ma discussion ''le bout du tunnel '' aussi

patience si pas de train en sens inverse tu y parviendra

courage ,il en faut des ressources pour déblayer toutes ces ronces

biz


just be...
 
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  Lien vers ce message 19 Avril 2014, 12:14
Je reprends mon fil un peu décousu (un comble pour un fil !) avec ma perception actuelle de ma descente aux enfers, de ma « mise en bouteille ». Commençons par un petit cours de jardinage…

Culture de l’alcoolis vulgaris.

Pour bien réussir vos plants d’alcoolis vulgaris, il vous faut de préférence, un terrain propice constitué d’une part de génétique, d’une part d’anxiété, d’une part de timidité excessive, et enfin d’une part de soucis de toute taille. Les proportions restent encore à ce jour à déterminer. Si vous ne possédez pas de dispositions génétiques, vous pourrez toutefois prendre n’importe quel terrain en ayant soin d’y apporter des amendements. Sachez tout de même que plus vous vous essayez à cette culture jeune, plus vous aurez des chances d’obtenir de beaux plants.

Je ne développerai ici que la culture de l’alcoolis pastis, la seule dont j’aie une parfaite connaissance,sachant qu’il y a autant de variétés d’alcoolis que de jardiniers de cette plante.

Au départ, la culture ne nécessite pas un gros investissement financier. On peut très bien commencer par cultiver une tout autre variété beaucoup moins onéreuse que l’alcoolis pastis et, par de savantes améliorations de l’espèce, parvenir à la plante qui correspond vraiment à notre goût. La culture des plants améliorés ainsi devient alors plus gourmande sur le plan financier.

Pour ma part, question génétique, je possédais le terrain, bien que l’ayant su très tardivement. Pour ce qui est de l’anxiété, je n’ai pas eu de problème non plus ; j’avais, en guise de père, un pervers narcissique qui m’a fourni ce terreau en me faisant vivre dans un perpétuel qui-vive. Pour ce qui est de la timidité, là non plus, je n’ai pas dû aller chercher bien loin. Mon éducation en a été une bonne pourvoyeuse. Quant à l’âge de mes débuts, je ne m’en souviens plus exactement, mais je n’ai pas souvenir d’avoir bu de l’eau à table, par exemple. Pourtant, cela a bien dû m’arriver dans ma plus « tendre » enfance. En revanche, ce dont je me souviens parfaitement, c’est d’avoir pris plaisir à vider les fonds de verre de Pernod une fois les invités repartis de chez mes parents. Mon goût pour l’anis ne m’a ensuite jamais quittée. A l’époque, je me régalais aussi des pastilles Vichy à l’anis. Et à chaque repas, je buvais du cidre sans aucune arrière-pensée.

Puis vint le temps de l’adolescence et de ses premières cuites au retour desquelles, à 14 ans, je rentrais chez mes parents en mobylette en essayant de conduire le plus longtemps possible les yeux fermés. Arrivée à la maison, je filais droit jusqu’à ma chambre pour éviter les remontrances. A cette époque, ma consommation était due principalement à un désir de désinhibition (notamment par rapport aux garçons) et accessoirement par celui de fuir mon quotidien.

Bac en poche à 17 ans puis chômage (sans indemnités) entrecoupé de divers boulots : femme de ménage, travail en usine, garde-barrière à la SNCF, standardiste puis employée au écritures à la Sécurité Sociale. Pendant quatre années, j’ai beaucoup bu, mais toujours accompagnée. J’ai ensuite passé mon concours d’entrée à l’Ecole Normale (actuellement IUFM) et je l’ai eu. Là encore et plus qu’ailleurs, beaucoup de beuveries pendant trois ans.

C’est dans mon premier poste « d’institutriste » que j’ai commencé à boire seule. Là, je me suis servie de l’alcool non plus comme d’un désinhibiteur mais comme d’un anxiolytique. Le fait de devoir aller faire le pitre devant une classe tous les matins m’angoissait terriblement. En plus, étant un peu perfectionniste, je n’étais jamais satisfaite de ce que je faisais en classe. C’est aussi pendant cette année que j’ai rencontré O., celui qui allait devenir le père de mes enfants. Question alcool, nous en étions à peu près tous les deux au même point. Nous avons donc picolé ensemble pendant trois mois, jusqu’à ce que nous décidions d’avoir un enfant. Dès le début de ma grossesse, j’ai complètement arrêté ma consommation d’alcool et je ne l’ai reprise que modérément après l’allaitement de mon troisième enfant. Mes enfants sont nés en 1988, 1989 et 1991. Donc, de 1987 à 1992, avec les grossesses et les allaitements, quasiment pas une goutte d’alcool.

C’est après que les choses ont commencé à se dégrader, dans mon couple. C’est à cet époque aussi qu’O. s’est mis à me reproposer un apéro le soir. Si j’étais capable de ne pas initier ce rite, il m’était impossible de le refuser. Au début, on le buvait ensemble. Ensuite, il m’en servait un et n’en buvait plus. Curieusement, je n’ai jamais trouvé ça bizarre à ce moment. Et puis tout s’est encore envenimé dans notre couple et j’ai recommencé à boire seule, pour me détendre. Mais pas trop, pour que ça ne se voie pas.

Je me suis rendue compte, petit à petit que l’homme que j’aimais n’était autre que l’exacte réplique de mon père, dans les moindres détails. C’était insoupçonnable au début parce qu’il me montrait un tout autre visage. De Dr Jekill, il se transformait progressivement en M. Hyde. Bref, j’avais croisé pour la seconde fois un pervers narcissique dans toute sa « splendeur » et je revivais ce que j’avais vécu dans mon enfance en tant que fille, mais cette fois-ci en tant que femme. J’ai mis du temps à sortir de ce déni. J’avais tellement envie d’offrir à mes enfants une famille avec un papa et une maman qui s’entendaient bien ! Je ne parvenais pas à faire une croix là-dessus. Mais il m’a bien fallu me rendre à l’évidence. J’ai donc décidé de quitter O. avec mes trois enfants sous le bras. Ils avaient à l’époque à peine 2 ans, 4 ans et 5 ans. Je me suis sauvée la trouille au ventre après les avoir kidnappés à la sortie de l’école et avoir prévenu les autorités de mon départ. J’ai vécu cachée avec mes enfants pendant environ un mois. O. m’avait fait des menaces de mort : « Je vais me tuer et il y aura d’autres morts », me disait-il. J’ai ensuite réussi à sortir de ma cachette et j’ai vécu un enfer pendant 3 ans : chantage, menaces, flics etc… Sans compter que matériellement, j’ai dû repartir à zéro. Je n’avais plus rien. Plus un drap, plus une assiette. Heureusement que j’avais du travail et des amis formidables. O. s’était mis à m’appeler Mme L. ou Mme la mère de mes enfants, me vouvoyait et exigeait aussi que je le vouvoie, ce que je n’ai jamais fait.

Au bout de trois ans, le cauchemar s’est arrêté parce qu’O. s’est suicidé. Ce fut un soulagement et en même temps le pire jour de ma vie, celui où j’ai dû annoncer à mes enfants la mort de leur père. Pendant tout ce temps, ma consommation régulière d’alcool s’est bien installée. Si je suis rapidement sortie du déni, j’ai mis des années à pouvoir en parler. Le secret, la honte et la culpabilité m’habitaient. J’ai malgré tout continué à bosser dans ces conditions, tant bien que mal. Au début, je voulais m’en sortir seule. Puis je me suis rendu compte que je n’y parvenais pas et que j’avais besoin d’aide : médecins, psychiatres, anti-dépresseurs, anxiolytiques, somnifères, Aotal etc… et toujours une forte alcoolisation (environ une bouteille de pastis sec tous les deux jours dans les pires moments).

Petit à petit, mes enfants, en grandissant, ont fini par se rendre compte de la situation. Ils ne m’ont pas rejetée pour autant mais cela a généré entre nous de multiples et douloureux conflits.J’ai eu peur de les perdre... En janvier 2013, j’ai donc décidé d’entrer à nouveau dans une démarche de soins. Je ressentais fortement le besoin de parler de tout ça, de mon alcoolisme et de mon lourd passé, à un professionnel de la santé. J’ai donc pris un rendez-vous au CMP. Là, j’ai été très bien reçue mais on m’a tout de suite aiguillée vers un centre d’addicto proche, à l’hosto. J’y suis allée très régulièrement pendant un bon mois mais ça ne m’a pas du tout convenu : méthode « pure et dure », abstinence, tolérance 0. J’avais l’impression d’être complètement infantilisée. En plus de cela, le dialogue se limitait à ma consommation mais pas du tout au pourquoi de cette consommation. J’avais un petit carnet de bord à tenir quant à cette consommation et je le percevais comme un bracelet électronique à ma cheville. Je me suis mise à déprimer grave, à perdre l’appétit etc… J’étais complètement obsédée, jour et nuit par ce problème d’alcool, par l’angoisse du manque. Avant de mettre la clé sous la porte, j’ai donc décidé de prendre un rendez-vous chez un magnétiseur que j’avais rencontré suite à un sévère lumbago, il y a quelques années. Là, j’ai commencé à sortir la tête de l’eau. Le magnétisme ? Je ne sais pas. Peut-être… Mais j’y ai trouvé du dialogue et ça m’a fait beaucoup de bien. J’allais le voir comme on va voir un psy, en quelque sorte. Et puis d’autres problèmes me sont retombés dessus et j’ai recommencé à déraper. Ajoutons à cela que même si ma consommation avait baissé, ma résistance à l’alcool diminuait, elle, à la vitesse grand V : problèmes d’estomac, black-out de plus en plus fréquents, nausées etc… En plus, lorsque je buvais, ça allait bien jusqu’au Xième verre (effet apaisant et anxiolytique) et paf ! un verre de plus et tout basculait tout d’un coup. Bref, je n’étais pas encore au bout de mes peines mais j’étais complètement usée, à bout. Je consacrais tout le peu d'énergie qu'il me restait à essayer de ne plus boire.


J’ai donc décidé, tout en gardant les mêmes objectifs de consommation modérée, de me tourner vers d’autres traitements,à savoir le Baclofène, dont j’avais entendu parlé et qui m’avait rendu un peu d’espoir. J’ai aussi voulu entreprendre, en parallèle, une psychothérapie. Je pensais que si je sortais de mes problèmes d’alcool, c’était déjà bien, mais pas suffisant. Il me fallait aussi me débarrasser de tous les fantômes qui hantaient encore mon passé et mon présent. Eh oui ! J’ai adressé mes derniers mots à mon père vers l’âge de 17 ans (j’en ai actuellement 51) et j’en fais encore des cauchemars très régulièrement. De même pour O. qui est pourtant mort en 1996.

Voilà ! Le décor est planté.Désolée de l’avoir fait en mode fastidieux pour vous, et en mode douloureux pour moi. Mais, pour en revenir au jardinage, avant de planter de jolies fleurs, il faut commencer par débarrasser le terrain de ses adventices.

Première prise de Baclofène le 25 janvier 2014, premier rendez-vous avec le psy le 8 février 2014. Mon jardin n’est pas encore fleuri, il y pousse encore quelques mauvaises herbes, mais les bonnes graines sont semées, les plants ont commencé à germer.

Puisse ce préambule donner de l’espoir à ceux qui l’ont perdu et qui ont réussi à me lire jusque là. Allons ensemble vers le bout du tunnel !
Message édité 9 fois, dernière édition par Florence..., 23 Avril 2014, 19:28  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
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Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 19 Avril 2014, 12:18
PS : lorsque je tape ce que j'écris, je le fais sur mon traitement de texte (word) et lorsque je publie mon post, certains mots sont collés, comme vous avez pu vous en rendre compte. Y a t-il un moyen pour résoudre ce petit problème ? Merci !


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
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Avatar de phil
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  Lien vers ce message 19 Avril 2014, 16:25
Bonjour,

à mon tour de te souhaiter la bienvenue sur ce forum d'entraide consacré au baclofène dans le traitement des addictions dont l'alcoolisme.

Tu as su sortir du déni, trouver un prescripteur et débuter le traitement, tu as donc tout pour réussir à atteindre l'indifférence. Il faut en moyenne six semaines à deux mois et une dose de 150 mg pour y parvenir mais certains y sont arrivés pour de plus faibles doses et d'autres ont du monter plus haut.

Ton introduction est un beau texte plein de sensibilité, tu n'as pas eu une vie facile et maintenant, avec l'aide du baclofène, tu vas pouvoir sortir de l'alcoolisme et renaitre.

Tu as compris que tu étais chez toi, c'est ton fil, tu peux t'y exprimer, écrire tes pensées, tes questions ou tes doutes, il y aura toujours quelqu'un pour te répondre.

Bonne aventure baclofène !
 
Avatar de angela
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  Lien vers ce message 19 Avril 2014, 16:28
pourquoi tu prends word


just be...
 
Avatar de angela
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  Lien vers ce message 19 Avril 2014, 16:34
faut que tu désactives le wysiwyg en haut à gauche de la fenetre de ta réponse pour voir ton texte :) merci océanie lol


just be...
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 20 Avril 2014, 12:45
Merci Phil et Océanie !

Bon alors, en ce qui concerne mon traitement, globalement, ce que j'ai constaté, sur trois mois environ, c'est que pour que le Baclo soit plus performant, il ne faut pas que je restreigne ma consommation, ni dans le temps, ni en quantité. Ça me permet d'être plus zen, de ne plus avoir l'angoisse du manque et donc de moins boire. Bref, dès le début, je me suis servie une dose confortable de pastis (10 cl que je bois sec mais très lentement, sachant qu'avant je retournais plusieurs fois ensuite à "la citerne"). Depuis le 25 janvier, je ne m'en suis resservie qu'une seule fois (hier, mais je reviendrai plus tard sur les causes de cet "écart") et petit à petit, j'ai diminué ma dose "confortable" jusqu'à en arriver à environ 3 cl actuellement. Mon petit plaisir à moi, c'est d'en remettre dans la bouteille (et pas dans l'évier quand même !). Question hygiène, c'est peut-être pas top, mais comme je suis seule à en boire à la maison et que je crois que le pastis doit tuer pas mal de microbes...

Sinon, on parle beaucoup des effets secondaires indésirables du Baclo, mais très peu des effets DÉSIRABLES, liés directement ou indirectement au traitement. Je les trouve cependant tout aussi importants, c'est pourquoi je souhaite les mettre en avant.
Pour ma part, les voilà :
- J'ai retrouvé un transit intestinal normal, ce qui ne m'était pas arrivé depuis belle lurette.
- J'ai retrouvé un sommeil normal, que je n'avais jamais connu aussi loin que remontent mes souvenirs. Petit bémol : réveils intempestifs à cause des cauchemars et des envies de pipi toutes les deux heures, voire toutes les heures. Mais je me rendors à chaque fois très rapidement.
- Sérieuse diminution de ma procrastination dans les gestes de mon quotidien. Avant, par exemple, si je faisais tomber quelque chose par terre, je ne le ramassais pas aussitôt, je me disais "Pas grave, je le ferai après". Et ça pouvait rester comme ça des lustres. La moindre petite contrainte m'était pénible, je repoussais toujours tout au lendemain. Et comme chaque lendemain possède un lendemain... Jusqu'au jour de notre mort en tout cas !
- Et puis, et surtout, j'ai retrouvé des envies. J'adore écrire, faire de la calligraphie, de la musique. J'ai plein de projets pour tout ça. Je ne faisais plus rien ! Rien que d'y penser, ça me fatiguait. J'avais la trouille de regarder devant moi. J'avais l'impression d'être coincée dans une toute petite boîte toute noire et dès que je bougeais, je me cognais et me faisais mal. Un peu comme si j'étais une mouche prise dans une toile d'araignée. Mon seul remède, c'était de bouger le moins possible pour ne pas attirer l'attention de l'araignée. Tout cela est en train de s'envoler. Maintenant, je prends mes problèmes à bras le corps et j'essaie de les résoudre, je ne les subis plus.
- Avant, ma vie se résumait à d'incessants calculs : comment faire pour que mon alcoolisme ne se voie pas, ne soit pas dangereux pour la conduite de ma voiture ? Ça allait jusqu'à choisir des caisses différentes à chaque fois que j'allais acheter mes bouteilles dans le petit supermarché du coin, pour ne pas que la caissière repère "mon vice". Et moi qui ai horreur des contraintes horaires, je me contraignais moi-même à cause du danger de l'alcool au volant. Pas question par exemple, d'aller faire mes courses avant 16 heures, avant que l'alcool ne se soit pas dissipé. Une vraie vie d'esclave !
- J'ai retrouvé une certaine lucidité sur ma situation. Avant, j'avais conscience de tout cela, mais je ne savais pas comment retourner la situation en ma faveur. Comme je l'ai souvent dit, ce n'est pas parce qu'on a trouvé l'origine d'une panne mécanique, qu'on sait pourquoi ça marche pas, qu'on possède les outils pour réparer. Ma psychothérapie et le Baclofène, vous qui me lisez et que j'ai lus, êtes mes outils. A moi de retrousser mes manches et de mettre les mains dans le cambouis...
- J'ai retrouvé aussi des envies de rencontres, de reprise de contact avec les amis que j'avais moi-même délaissés parce que je ne m'estimais pas de bonne compagnie, parce que je ne m'aimais pas et que je n'avais pas envie d'emmerder ceux qui me sont chers.
- Et puis bien sûr, mes relations avec mes enfants ont changé. Avant, malgré mes multiples tentatives et privations, ils avaient fini par ne plus y croire. Comme ma résistance à l'alcool diminuait, la diminution de ma consommation ne donnait pas d'effet perceptible de l'extérieur. Je me suis toujours beaucoup préoccupée de leur bien-être, mais ces derniers temps, ma préoccupation était vaine. Je me tracassais pour eux quand ils avaient des soucis, mais je n'étais pas capable d'intervenir pour améliorer la situation. Bref, ça sert à rien de se tracasser si c'est pour en rester là.


J'en oublie assurément et je sais pertinemment que la plupart de ces effets sont plus dus à la diminution de ma consommation d'alcool (ainsi qu'à ma psychothérapie) qu'à la molécule en elle-même, mais peu importe ! Sans le Baclo, je n'en serais certainement pas arrivée là. C'est quand même lui qui a déclenché le processus et qui m'a permis d'entrer dans ce cercle vertueux.
Donc bien sûr, le traitement entraîne aussi une multitude d'ES indésirables mais je pense qu'il faut toujours garder en tête tous les bienfaits du Baclo et pas des moindres !

Je m'étais promis de faire court. Raté ! Promesse d'ivrogne...
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 19 Mai 2014, 22:32  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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  Lien vers ce message 20 Avril 2014, 13:05
Ah oui, aussi, un autre effet positif :
Je lis pas mal de témoignages ici à propos de bouche sèche. Moi, c'est complètement le contraire. J'avais la bouche sèche avant, à cause du Lexomil et du Stilnox, je pense. Ça m'arrivait même d'avoir des difficultés à parler tellement c'était sec. Depuis le Baclo, comme je n'en prends plus, plus de soucis. J'ai même des crises "d'hyper salivation" où je suis obligée d'aller cracher. De même pour mes yeux. Comme j'ai un traitement à vie pour prévenir le glaucome, je devais utiliser du Lacrigel pour éviter d'avoir les yeux "collés aux paupières". La sécheresse oculaire est due à au traitement anti-glaucome et est accentuée par la ménopause. Et bien maintenant, plus besoin de Lacrigel !


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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Avatar de PascAlbéric
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  Lien vers ce message 21 Avril 2014, 12:07
Et en résumé, ta répartition (heures de prises et quantité), l'évolution de ta consommation
et tes demandes.

Succinctement stp


17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
http://www.baclofene.com/index.php?p=download&nocount&id=9847
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 21 Avril 2014, 16:20
Ma répartition :
- vers 6h : 20 mg
- 10h : 50 mg
- 14h : 20 mg
- 17h : 50 mg
- avant de me coucher : 30 mg
soit 170 mg/jour
Ma consommation : partie de une bouteille tous les deux jours ou trois, actuellement une bouteille tous les 18 jours
Mes demandes : du dialogue et des échanges


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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Avatar de phil
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  Lien vers ce message 21 Avril 2014, 17:44
Bonjour,

personnellement, j'aime beaucoup le début de ton fil, ton écriture est agréable et tu t'épanches bien.

Tu es bien tombée sur ce forum car on y trouve, outre des conseils et des témoignages enrichissants, des dialogues et un réel échange même s'il n'est que virtuel.

Tu es chez toi, sur ton fil, tu peux t'exprimer au tant que tu le souhaites.

Coté consommation, une bouteille de pastis tous les 18 jours me semble on ne peux plus raisonnable.

En effet, il y a tous les effets désirables du baclofène et tu es plutôt vernie de ce coté là.

A te lire

Bien à toi
 
Avatar de PascAlbéric
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  Lien vers ce message 21 Avril 2014, 17:44
Une bouteille pour 18 jours, tu es donc indifférente
pour tes 30 mg au coucher, répond donc au sondage Le baclo fait-il dormir ? Merci

Pour le dialogue et les échanges, ce sera à toi de t'investir sur les fils d'autres membres

Bon courage,
Albéric


17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
http://www.baclofene.com/index.php?p=download&nocount&id=9847
 
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 11:52
Merci, Phil et Albéric pour votre bienveillance. C'est vrai qu'au niveau consommation, j'ai atteint mes objectifs, même si je n'ai pas pris en compte ici mes petites consommations annexes dont je n'ai pas du tout l'intention de me séparer. Je me suis aussi aperçue que grâce à cette diminution de consommation (et parallèlement la diminution du tabac), je faisais une économie d'environ 200€/mois. Même si ce n'était pas ma motivation première, c'est toujours bon à prendre...

Le hic, pour moi, c'est que pour remettre les pieds dans une vie "normale", il me reste encore à me séparer du rituel apéro. Il y a un an, me projeter dans un avenir sans alcool m'était impossible. C'est désormais chose acquise. Cependant, me séparer de ce rituel m'est encore difficilement envisageable et génère chez moi beaucoup d'angoisse, bien que j'y travaille, en changeant mes habitudes, par exemple, sur tous les plans. Il y a quelque temps, j'avais demandé conseil sur ce forum afin de savoir si je devais en rester là (à 160 mg) ou continuer à augmenter en attendant la disparition complète de ces "cravings". Je ne sais même pas si on peut encore appeler ça comme ça. Ce que je sais, c'est que je persiste à consulter ma montre en attendant avec impatience midi et 19 heures, horaires auxquels je m'autorise à me lâcher. Ça reste encore une obsession, même si elle est plus idiote que légitime. Ce que je sais, c'est que je refuse encore des invitations et que je limite encore mes sorties en fonction de cela (en plus des ES dont je n'ai pas encore parlé ici et qui sont nombreux mais qui ne m'inquiètent pas plus que cela puisque je sais qu'ils sont temporaires et réversibles, juste un cap à passer). En fait, c'est un peu comme si on me retirait "mon doudou" qu'était pour moi ce rituel, associé à break après une journée difficile. Bref, comme vous me l'aviez conseillé, j'ai décidé d'en rester à cette posologie de 160 mg mais je me suis rendu compte que je n'arrivais plus non plus à satiété après les 3 cl de pastis dont j'étais parvenue à me satisfaire. J'ai donc augmenté de 10 mg et j'attends un peu de voir ce que ça va donner. De toute façon, je ne suis plus dans l'urgence comme avant. J'ai d'ailleurs été stupéfaite que le Baclo me fasse de l'effet aussi rapidement (premiers effets ressentis au bout de trois jours de traitement seulement ! J'en ai pleuré de joie et d'émotion plusieurs fois...). Par ailleurs, j'ai acheté du pastis sans alcool. Je l'ai acheté, mais je ne me suis pas encore décidée à ouvrir la bouteille. Comme je bois le pastis sec, j'ai peur de trouver ce breuvage dégoûtant. De toute façon, je crois que dans mon cas, ce n'est plus une question d'alcool, mais vraiment de rituel associé à cet alcool. J'ai pensé à l'hypnose, pour franchir ce dernier pas, mais je sais pas trop...

En ce qui concerne mon investissement sur les autres fils, oui, c'est bien dans mes intentions. Mais je suis ici comme je suis dans la "vraie" vie : timide et discrète. J'ai horreur de parler fort, je ne parviens pas à m'imposer dans un groupe, j'ai toujours peur d'emmerder le monde. C'est aussi pour ça que lors d'invitations, j'adore le moment de l'apéro où chacun se retrouve dans un petit groupe autour d'un verre et où il m'est possible de m'exprimer sans avoir à prendre la parole face à une grande tablée. D'où aussi mes difficultés à exercer mon travail d'institutrice. Et puis il y a tellement de choses intéressantes à lire et qui donnent envie de réagir ici, sur ce forum, c'est tellement vivant, que pour l'instant, je me contente de découvrir, en attendant d'intervenir. D'ailleurs, je n'en reviens pas de voir comment vous, Phil et Alberic (et bien d'autres), parvenez à être présents sur tous les fronts. C'est une belle preuve de générosité de votre part !
Message édité 2 fois, dernière édition par Florence..., 23 Avril 2014, 19:37  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans condition et la retire sans sommation.

 
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 13:28
Si tu regardes ta montre avec impatience, tu n'es pas indifférente et il te faut continuer à augmenter. Malheureusement ton craving est diffus (pensées toute la journée) et le ciblage me semble difficile à moins de cibler midi et 19 heures. C'est ce que je te propose en adaptant un peu ta répartition.
  • 11h : 50 mg
  • 14h30 : 50 mg
  • 18h : 60 mg
  • coucher : 10 mg

si tu estimes ne plus devoir augmenter et que les verres résiduels ne sont qu'une habitude, je te conseille une TCC (Vois aussi ici)

À propos d'investissement, pour Phil, je ne sais pas. Moi je dois beaucoup au forum. Sans lui je n'aurais pas su gagner la bataille, car est il une clé de la réussite pour beaucoup d'entre nous. Je crois que notre taux de réussite est supérieur à ceux qui sont seuls. Je t'invite à lire mon fil (Albéric, Rythme de croisière et Seconde Descente) , en toute modestie beaucoup le trouve intéressant. Tu peux te contenter des pages 3, 4 et 5, les meilleures. pour le lire entièrement, il faut compter deux bonnes heures.
Je ne suis pas sur tous les fronts. J'ai une série de fils surveillés qui m'occupe bien. Et j'ai le temps car je suis en arrêt maladie pour le moment. Quand je retournerais à la vie active, on me verra moins sur le forum.

Bien à toi,
Albéric

PS, je t'envoie un MP
Message édité 3 fois, dernière édition par PascAlbéric, 22 Avril 2014, 13:47  

17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
http://www.baclofene.com/index.php?p=download&nocount&id=9847
 
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 14:12
Salut Flocerise, soit la bienvenue.

Ton témoignange est très touchant et tellement criant de vérité.
Tu as une bonne annalyse de ce que tu vis et tu ressens.

Hypnothérapeute, j'ai essayé pour la cigarette enfin l'addiction en général (j'étais encore dans le déni).
Ca peut fonctionner, pour moi ça n'a rien donné, manque de volonté, alcool, etc..

Mais chacun est plus ou moins réceptif!!
Ca ne coute rien d'essayer, enfin 70€ quand même, mais bon vu les économies que tu réalises!

Bien à toi et au plaisir de te lire.
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 16:52
Loul, pour ce qui est de l'hypnothérapie, je crois que ça dépend non seulement de notre réceptivité mais aussi de l'hypnothérapeute. Comme dans beaucoup de professions et plus encore dans le domaine des médecines dites douces ou parallèles, il y en a des bons et des moins bons, voire même des charlatans...


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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Avatar de angela
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 19:36
je t ai lu aussi

maintenant il faut penser à toi

il est grand temps

je suis ok avec ton terreau...

maintenant lui faut de l engrais ;)

bonne floraison


just be...
 
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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 22 Avril 2014, 20:31
Alberic

Quel intérêt de changer des heures de prises quand ça marche, surtout en regroupant les prises, c'est un coup à se retrouver shooté !

Ne reste que l'habitude, ce ne sont pas les heures de prises qui réglera ça


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
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  Lien vers ce message 23 Avril 2014, 9:05
Sylvie,

Si Flocerise y pense toute la journée, c'est qu'elle n'est pas indifférente. Je crois. La proposition de décaler d'une heure pour cibler son heure de consommation ne change pas carrément sa répartition. Je gonfle sa prise de mi-journée pour éviter un creux. Il y a 3h30 entre les prises.
Si Flo est shootée après les 3 jours de stabilisation, on pourra diminuer la prise intermédiaire et en mettre une première à 7h30
Message édité 1 fois, dernière édition par PascAlbéric, 23 Avril 2014, 9:06  

17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
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  Lien vers ce message 23 Avril 2014, 9:09
Pour les TCC, Zératul a mis des ressources sur fil

Edit : Ou un fil dédié : TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale)
Message édité 1 fois, dernière édition par PascAlbéric, 23 Avril 2014, 15:20  

17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
http://www.baclofene.com/index.php?p=download&nocount&id=9847
 
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  Lien vers ce message 23 Avril 2014, 12:51
En fait, je suis déjà pas mal shootée. Y a des fois où je ne finis même pas ma clope car j'ai peur de mettre le feu parce que j'ai des micro-endormissements. Mais ça, c'est pas très grave parce que je n'ai plus d'obligations professionnelles et que c'est à des moments bien précis de la journée.
Pour les TCC, je suis en train de me renseigner.


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  Lien vers ce message 23 Avril 2014, 21:22
ha oui soit prudente avec ta cigarette surtout

ça peut aller vite

jai connu ça...


just be...
 
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  Lien vers ce message 25 Avril 2014, 12:02
T'inquiète pas Océanie ! J'en profite pour diminuer ma consommation de tabac.
Bonne route à toi !


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  Lien vers ce message 27 Avril 2014, 12:27
ES vertiges :
J'ai remarqué que mes vertiges survenaient surtout après une position immobile prolongée. Donc, pour les vertiges du matin au réveil, impossible d'y couper. Mais dans la journée, peut-être que bouger un peu, comme se lever de son canapé quand on regarde un film à la TV, interrompre la lecture d'un livre de temps en temps, peut permettre de les diminuer. A vérifier...


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  Lien vers ce message 27 Avril 2014, 14:53
Bonjour

Je te confirme, en période vertiges, rester dans mon canapé à dormir était pire

Parfois je me force à me lever, m'habiller et faire un tour dehors, et les vertiges passent, en effet

Ceux qui font du sport le disent aussi, tant qu'ils bougent, aucun problème

Même si ça fait peur, descendre mes escaliers n'est pas très rassurant, mais en marchant, ça passe tout seul

Rien que d'aller faire une course

Bon dimanche et bonne marche !

Manue


De Mark Twain : “On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.”
 
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  Lien vers ce message 27 Avril 2014, 15:12
Loul, pour ce qui est de l'hypnothérapie, je crois que ça dépend non seulement de notre réceptivité mais aussi de l'hypnothérapeute. Comme dans beaucoup de professions et plus encore dans le domaine des médecines dites douces ou parallèles, il y en a des bons et des moins bons, voire même des charlatans...


je suis allé voir une hypnotherapeuthe que j'avais vue dans une émission télé avec témoignage de patients etc...

J'ai du faire trois séances je crois...sur moi ça n'a pas eu d'effet, elle m'a aussi tiré les cartes ...

Comme tu l'a dit tout le monde n'est pas réceptif .


75 mg nouveau seuil mais triste
 
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  Lien vers ce message 02 Mai 2014, 19:19
Début de traitement le 25/01/14
Bilan
Consommation : passée de 1 bouteille de pastis tous les 2 à 3 jours à 1 bouteille tous les 18 jours.
Résidus d’alcoolisme : mes habitudes. N’ayant plus besoin des effets de l’alcool à 160 mg, j’ai décidé (après avoir pris conseil sur ce forum) de ne plus augmenter et de me consacrer à la suppression de mon rituel apéro qui persiste encore à s’accrocher. Au bout de 15 jours, j’ai remarqué que ma dose d’environ 3 cl de pastis midi et soir ne me satisfaisait plus. J’ai donc repris doucement mon augmentation de Baclo et je suis actuellement à 180.

Les ES
Ils se sont fait ressentir dès mon troisième jour de traitement (ainsi qu’une forte diminution de ma consommation qui est allée decrescendo ensuite sans jamais remonter).
Dès le début :
- forts coups de massue environ 4 heures après les prises de Baclo les plus importantes. Ces coups de massue persistent encore à ce jour. C’est si fort que j’ai l’impression d’être une ampoule électrique en fin de vie qui grésille. Je peux les surmonter en m’activant mais je sens bien qu’il vaut mieux que je m’y abandonne en me reposant un peu, même si je ne dors pas, parce que sinon je serais vite épuisée.
- sueurs nocturnes à partir de 4 heures du matin uniquement. J’avais déjà ce problème à cause de la ménopause. Disons que le Baclo n’a fait qu’amplifier le phénomène.
- vomissements accompagnés de bouffées de chaleur très soudaines : ça m’est arrivé environ 4 fois et toujours après une augmentation de ma dose de Baclo.
- envie de faire pipi très souvent et mal aux reins comme lors d’une infection urinaire. J’ai fait une analyse d’urine et tout est normal.
- cauchemars hyper réalistes à tel point que j’ai dû aller vérifier, lorsque c’était possible, si j’avais rêvé ou non.
- goût amer dans la bouche qui a disparu par la suite (à moins que je ne m’y sois habituée). Ca n’a jamais changé le goût de mes aliments.
- regain d’appétit (et c’est tant mieux pour moi) avec un goût plus prononcé pour les aliments sucrés (surtout chocolat)
- acouphènes, qui sont désormais en perte d’intensité.
- vertiges, surtout après une position immobile prolongée

Ensuite sont apparus :
- des douleurs à la nuque. Sur le coup, j’ai pris peur car j’ai pensé à une méningite, surtout que c’est apparu au moment où plusieurs cas ont été signalés en France. J’ai été rassurée par la lecture de ce forum.
- des douleurs un peu partout, genre courbatures grippales. J’ai l’impression d’être complètement rouillée
- nez gelé, par moments, dans la journée
- difficultés à suivre une conversation, principalement au moment de mes coups de pompe.

Cela dit, la lecture de vos fils m’a beaucoup rassurée quant à tous ces EI. Merci à tous de m’avoir fait partager vos expériences. De toute façon, si je mets les EI de l’alcool dans la balance, je n’hésite pas une seconde !
J’ai l’énooooorme chance d’être à la retraite parce que je m’imagine mal aller au boulot dans les conditions actuelles (surtout somnolence et courbatures). Ce serait vraiment chouette que les prescriptions de Baclofène puissent être accompagnées d’un arrêt de travail, au moins pendant le début du traitement.
Je n’ai quasiment jamais fait de réels efforts pour baisser ma consommation (depuis le Baclo bien sûr, parce qu’avant, je m’épuisais à ne faire que des efforts pour un faible résultat). J’ai laissé le Baclo faire le boulot à ma place et me suis contentée de jouer au contremaître. J’ai constaté que l’idée même de devoir me priver augmentait mon désir d’alcool.

Si vous avez des petits trucs pour contrer ou diminuer ces ES, je suis preneuse !
Et si je peux vous aider en quoi que ce soit, ce sera aussi avec grand plaisir.
Message édité 3 fois, dernière édition par Florence..., 06 Mai 2014, 19:20  

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  Lien vers ce message 05 Mai 2014, 17:08
Re-bonjour, Flo. En effet, tu as un don certain pour écrire, et faire passer tes émotions. Même si nos addictions ne sont pas les mêmes, je retrouve en toi bien des ressemblances. Ai-je écrit dans mon fil (je ne sais plus) que j'ai été instit, et que, comme toi, c'était une angoisse permanente. Manque d'autorité, manque de préparation, j'aurais peut-être été bonne, car j'aimais les enfants, et j'aime enseigner, mais je n'avais pas appris (pas d'école normale, je suis passée par la case "remplaçante", 1 mois après mon BAC 2ème partie)et j'avais peur de mes élèves.
un suicide aussi dans ma vie. La culpabilité qu'on éprouve alors, je connais ! et je te comprends. J'ai pris 20 kg dans les 6 mois qui ont suivi...
Pour les ES : je fais des cauchemars toutes les nuits depuis le baclo. Tiens ! non, moins depuis 8 jours. j'ai diminué ma dose de stilnox et j'ai arrêté le lexomil. mais je vois que tu n'en prends plus.
Pour les coups de massue, demande à Albéric, mais il me semble que tu pourrais faire davantage de prises de moindre importance...
Acouphènes : j'ai vu un ostéopathe, ils sont partis.
Pour le reste, j'ai l'impression que ça ressemble aux symptômes du manque d'alccol, est-ce que je me trompe ?
A bientôt sur mon fil ou le tien... ou ailleurs ! PS : Je fais comme Al, j'ai ciblé mes sujets surveillés, et je lis ceux-là en premier.


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 06 Mai 2014, 19:18
Merci Noëlle, pour ton passage et les traces que tu y as laissées.

En ce qui concerne les symptômes du manque d'alcool, non, ce n'est pas ça. Je les ai déjà eu ces sympômes (surtout les tremblements) mais ça n'a pas duré longtemps.

En ce qui concerne mon boulot, oui, j'étais comme toi. L'angoisse tous les jours à tel point que j'ai vomi tous les matins pendant des années. Je manquais aussi d'autorité face à un groupe classe alors qu'à la maison, avec mes trois enfants, ça n'a jamais été le cas. J'en avais ma claque de devoir toujours faire le flic à l'école. Ça s'est arrêté du jour au lendemain quand j'ai pris ma retraite. J'avais du mal à supporter aussi le carcan de l'éducation nationale. Maintenant, je donne quelques cours de soutien pour arrondir les fins de mois et ça se passe très bien.

Sinon, je suis allée chez le médecin ce matin et il a accepté de m'accorder une augmentation de Baclo. J'avais emporté le "consentement protocole Baclofène" au cas où, parce que je suis sa première patiente à qui il en prescrit de telles doses. Il l'a lu mais il n'a même pas voulu que je le signe. Il me fait confiance. Ça, c'est chouette !
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 07 Mai 2014, 8:34  

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  Lien vers ce message 06 Mai 2014, 19:23
Tout ça est très chouette Flo,

Une bonne retraite bien méritée, quel cauchemar que d'aller travailler dans ces conditions, à être malade tous les matins

Maintenant tu gardes tes qualités pédagogiques et je suis sûre ton amour de ce travail, mais à ta manière, c'est une superbe idée

Tu vas pouvoir bien t'occuper de toi, avec ton doc qui te suit et fait confiance, il n'y a rien de mieux

Tu m'as fait rire avec ton chat à récupérer sur le toit à 4 heures du matin, d'autant plus qu'il s'en serait sorti tout seul http://www.baclofene.com/images/smileys/fsb2_oui.gif

Des bisous

Manue


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  Lien vers ce message 06 Mai 2014, 19:29
Génial, Flocerise, que de bonnes nouvelles !


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 06 Mai 2014, 19:40
Non non Manue, il ne s'en serait pas sorti tout seul. Les murs étaient abrupts et très hauts. J'ai même été jusqu'à mettre du rostbeef dans une boîte en carton que j'avais attachée à des fils électriques comme une nacelle pour essayer de l'attirer et de le hisser jusqu'à moi. Peine perdue ! L'alcool nous fait perdre la tête et l'équilibre, mais pas l'imagination ! J'ai même l'impression qu'il la booste. J'ai souvent écrit des trucs sous l'emprise de l'alcool. Après, bien sûr, ça nécessitait des corrections.
Bref, pour mon chat, j'ai finalement abandonné et je suis allée frapper chez les voisins, le lendemain (à jeun) pour aller récupérer Canaille. J'ai dû grimper la chercher dans un sapin où elle s'était réfugiée parce qu'il y avait un chien chez mes voisins.


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  Lien vers ce message 09 Mai 2014, 12:09
Je lis, sur de nombreux fils, la difficulté qu'ont certains de surmonter les EI et comme je les comprends !
Je suis pas mal servie moi-même au niveau des EI mais je les supporte assez bien.
Plusieurs raisons à cela :
- je n'ai pas de contrainte professionnelles
- je suis plutôt d'un tempérament optimiste, bien que très anxieux, et dans le cas présent, je regarde plus les apports positifs que les négatifs. La fameuse histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide...

Et puis... Et puis je m'aperçois qu'en fait, je les aime bien, mes EI, même s'ils sont parfois très pesants, car ils me permettent de matérialiser encore plus les effets du Baclo.

Je me soupçonne également de penser qu'ils sont pour moi une certaine forme d'expiation. Quand je lis les souffrances des abstinents, quand je repense à ce que j'ai moi même enduré en essayant à maintes reprises de diminuer ma consommation, je perçois quelque part mes EI comme une justice par rapport aux abstinents. C'est complètement idiot et contradictoire, mais c'est comme ça !

Il y a quelques temps, suite à mes rendez-vous au centre d'addicto qui ne prônait que l'abstinence, j'avais l'impression que les médecins refusaient de prescrire le Baclofène comme certains obstétriciens refusent encore la péridurale pour les accouchements : "Tu veux être mère ? Alors il faut que tu paies pour ça. Il faut que tu souffres ! Sinon, tu ne seras pas une bonne mère !". Ce n'est pas dit ouvertement, mais c'est latent dans leur discours.
Je n'ai pas bénéficié de la péridurale pour mes deux premiers accouchements mais pour le troisième, oui. Et je ne pense pas avoir été une plus mauvaise mère pour ma ch'tite dernière que pour mes deux aînés.

Pourquoi devoir souffrir si on a les moyens de se passer de cette souffrance ? J'ai quand même l'impression que cette notion de souffrance liée à celle de réussite (on n'a rien sans rien, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, il faut souffrir pour être belle, etc... Un peu aussi comme ces normands, dont je fais partie, qui ne sont jamais contents de la météo. Quand il pleut, ils râlent. Quand il fait beau, ils râlent aussi parce qu'ils disent qu'ils vont devoir le payer) demeure très ancrée dans nos esprits, et le mien en premier. La religion n'y est sans doute pas pour rien, bien que je sois athée...
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 09 Mai 2014, 12:15  

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Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
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  Lien vers ce message 09 Mai 2014, 12:30
Même en étant athée, nous sommes tous marqués par cette religion qui suinte de partout. On n'a rien sans rien, comme tu dis, pas de bonheur sans malheur, et ainsi de suite... Moi, je me fais du mal sans arrêt, je me cogne, je tombe, j'ai des tas de bonnes raisons pour une mauvaise santé, auto-punition pour le moindre plaisir que je me permets. Ma psy m'aide en ce moment à en sortir, mais que c'est difficile. Et espérer perdre ce foutu surpoids en prenant le baclo, je suis étonnée de n'avoir pratiquement aucun ES... Faut dire que je les ai tous vécu avant, vertiges, suées, insomnies, je n'ose même pas dire que je n'ai pas fait de chute depuis que j'ai commencé le traitement, le dire pourrait en provoquer ! ... Qui sait, peut-être que je guéris aussi de cette auto-mutilation que je m'infligeais inconsciemment. Alors, tu peux y croire et te dire que les ES, ça suffit !


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 10 Mai 2014, 14:19
A mon tour de découvrir ton fil empreint de sensibilité et de lucidité. Je te suis désormais.


Avoir la conscience de sa cage, c'est avoir la lime pour les barreaux. Reiz17

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  Lien vers ce message 10 Mai 2014, 18:19
Lirielle : moi aussi, je me retiens souvent de dire, de peur que ça arrive. Mais souvent, au bout d'un moment, lorsque je crois que le délai de prescription est passé, je craque. Et boum ! C'est là que ça arrive !

Lee Vair : merci de ton passage et de tes propos qui tapent en plein dans le mille. Tu réponds exactement à ce que je te disais sur ton fil Ce que j'ai appris aujourd'hui, quant à la reconnaissance. Ça me touche beaucoup !


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans condition et la retire sans sommation.

 
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  Lien vers ce message 12 Mai 2014, 18:48
Sus aux EI !
Douleurs à la nuque et courbatures : 2 mg de paracétamol répartis dans la journée et c'est nettement plus confortable. Je pourrais en prendre plus mais je préfère me garder une marge de manœuvre.
Acouphènes : ils sont en perte d'intensité depuis quelque temps malgré la légère augmentation de ma dose de baclo. Parfois même, pendant quelques secondes ou quelques minutes, ils disparaissent complètement. Mais j'aime autant qu'ils soient continus car je finis par m'y habituer.
Vertiges : je les gère mieux en bougeant un peu mais surtout pas violemment, auquel cas je les accentue.
Coups de massue : ils sont désormais de plus en plus fort. A certains moments, ma tête pèse tout à coup une tonne et je ressens alors ce grésillement d'ampoule électrique dont je parlais plus haut. J'ai cependant trouvé un moyen de les soulager très temporairement : je contracte fortement tous mes muscles, du cou, de la gorge, de mes mâchoires, j'arrête de respirer jusqu'à entendre une sorte de bourdonnement dans mes oreilles (pas facile à expliquer !) et je relâche tout d'un seul coup. Ça me permet d'évacuer cette "tension électrique" assez insupportable. Malheureusement, ça ne dure pas bien longtemps. Mais qu'est-ce que ça fait du bien !!!
Je prends aussi de la vitamine C plus magnésium, le matin et j'ai l'impression que ça m'aide un peu à contrer ces coups de pompe.

Pour les autres EI, je n'ai rien trouvé mais j'ai tout de même l'impression que les cauchemars s'espacent un peu ainsi que les envies de pipi. Ceux-là, je les aurai à l'usure !


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
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  Lien vers ce message 12 Mai 2014, 22:50
ça, c'est de l'autorité !!! C'est bien que tu aies trouvé les moyens de te soulager !


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 13 Mai 2014, 11:44
Même si c’est un peu prématuré pour moi, je n’ai pas pu résister…
Et c’est parti pour un petit karaoké !
J’ai emprunté la musique à Michel Polnareff, les paroles sont venues d’elles-mêmes.
Voici la chanson originale : http://www.youtube.com/watch?v=AxeDasltd78

Et voici la mienne :

Lettre à ma bouteille



Il était une fois toi et moi
Oublie-moi et plus jamais ça


Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme près de moi
Je n’pense plus jamais à toi
Tu es très très loin de moi
Je suis à des années de toi
L’indifférence c’est ça


L’indifférence, c’est ton absence
Toujours au fond de moi


Tu vis toujours au fond d’un bar
Quelquefois dans mon placard
Mais je t’ai mis au rancart
Et moi loin de toi
Et sans plus de tracasserie
Je rêve je danse et je ris
Je vis enfin ma vie


L’indifférence, c’est l’insouciance
Toujours au fond de moi


Tu n’es plus jamais la plus belle
Et je te reste infidèle
Je peux prédire l’avenir
Sans nos souvenirs
Non, je n’ai plus le mal de toi
Et si je ne le dis pas
C’est qu’je n’pense plus à toi


Il était une fois toi et moi
Oublie-moi et plus jamais ça


Depuis que je suis loin de toi,
Je suis comme près de moi
Et je ne pense plus à toi
Non je n’ai plus le mal de toi
Et j’aime le dire tout bas
Je ne pense plus à toi
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 13 Mai 2014, 11:45  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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  Lien vers ce message 13 Mai 2014, 20:12

Ma consommation : partie de une bouteille tous les deux jours ou trois, actuellement une bouteille tous les 18 jours


C'est plutôt sympa ça, enfin je trouve.
Non ?


Le p'tit il dit : Fuck you !
 
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  Lien vers ce message 14 Mai 2014, 9:24
Si si !


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  Lien vers ce message 15 Mai 2014, 21:09
Au fait, j'aime beaucoup Polnareff

Et toi, comment vas-tu ?


Le p'tit il dit : Fuck you !
 
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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 11:06
Ça va très bien, Bidibule, malgré mes EI qui sont quand même bien pesants. Je fais ma fière à bras, comme ça, pour m'encourager et je trouve des petits remèdes qui les atténuent sans les faire disparaître. Bah ! Je me dis que tout ça, ce n'est que pour un temps et que tout reviendra ensuite à la normale et même mieux parce que côté moral, je n'ai JAMAIS été aussi bien !


Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 11:14
Puis que tu cites "Le petit prince"

Voici, un extrait que je détourne pour parler d'indifference.

'Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus.
Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
Oh ! Ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué : Sur une autre planète ?
Oui.
Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
Non.
Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
Non.
Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée :

Ma vie est monotone. Je chasse des poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...'


Rien n'est plus pareil après. Apprivoise, laisse toi apprivoiser.
Message édité 1 fois, dernière édition par Lee Vair, 16 Mai 2014, 11:15  

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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 11:33
Merci Lee ! J'apprivoise, et je me laisse apprivoiser, mais comme pour le reste, je suis quelqu'un de lent...
Tiens, voilà une petite photo de moi quand je jouais l'alcoolo du Petit Prince, au lycée. Je devais avoir 15 ou 16 ans...
aca498871ad5352ca558d000991d9a02.file


Je ne sais pas comment insérer la photo en plus petit. Si quelqu'un peut me donner des conseils... Merci !
Message édité 2 fois, dernière édition par Florence..., 07 Mars 2015, 17:48  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 11:40
Superbe, la photo, Flo !!!
Si tu as un logiciel de retouche d'image, il te suffit de la réduire (entre 500 et 700 pixels de large) avant de la télécharger - Donne-lui un autre nom pour ne pas perdre ton original -
Si tu n'en as pas, tu peux télécharger Photofiltre, il est gratuit.


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 16:10
Quand on poste une image, en wysisyg, on voit l'image, et il y a des petits carrés au 4 coins de l'image, il suffit de tirer dessus pour réduire


De Mark Twain : “On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.”
 
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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 16:56
Merci Noëlle et Velvet !


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  Lien vers ce message 16 Mai 2014, 17:45
Ah, cette astuce-là, je ne la connaissais pas. Merci, Manue.


pas de baclo pour l'instant, je prends beaucoup de médocs à visée anti-douleur agissant sur le cerveau et mon médecin hésite à les associer tous. Ce sera pour quand je sortirai de cette mauvaise passe.
 
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  Lien vers ce message 17 Mai 2014, 11:23
En 20 ans d'alcoolisme sévère, je n'ai heureusement jamais eu une tronche de poivrote telle qu'on se la représente habituellement : nez rouge, couperose, visage bouffi etc...
Peut-être était-ce que j'évitais de me regarder ? Mais je ne pense pas car ceux qui connaissent mon problème m'ont toujours dit que ça ne se voyait pas.
Voilà que presque arrivée sur les rives de la guérison, quand je me regarde dans une glace, je trouve que j'ai cette tronche. Ben mince alors ! Manquait plus qu'ça ! J'espère que ces signes extérieurs de "pauvreté" vont bien vite disparaître, même si ce n'est pas un souci majeur pour moi. Peut-être est-ce dû à la fatigue générée par les ES du Baclo ? Ou tout simplement au fait que de ma vie, je n'ai encore jamais été aussi vieille ? Ah ben si tiens ! Maintenant ! Et encore maintenant, et encore maint...


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  Lien vers ce message 17 Mai 2014, 17:18
bonsoir voisine
un coucou en passant
bonne fin de weekend
biz
Gégé
 
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  Lien vers ce message 17 Mai 2014, 17:43
Bonsoir,

il est difficile de répondre à ta question car nous ne te voyons pas...

Tu es peut être tout simplement un peu fatiguée et cela peut se voir.

Bien à toi
 
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  Lien vers ce message 17 Mai 2014, 18:06
Ou alors c'est peut-être l'avancée vers la sortie qui titille. Tu te cherches des poux... Tu vas vers la nouvelle Flocerise en te demandant ce qui pourra montrer ce qu'était l'ancienne...
Oui difficile de dire sans qu'on te voit :-) pour en juger. Mais fais-toi confiance et confiance en tes amis qui te disent que non.
Des bis.


Début du traitement le 07 février 2014
Passage à 100 le 29.03 - Montée 110 le 3 mai - 120 le 6 mai - 130 le 13 mai - 140 le 16 mai
EI insupportables. Descente à 120 le 3 juin : 20 à 8h - 20 à 10h30 - 20 à 13h - 30 à 15h30 - 30 à 18h
Quand il y a une volonté il y a un chemin.
 
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  Lien vers ce message 17 Mai 2014, 19:05
Merci de votre passage, Gérard, Phil et Amaranthe.
Je vais vous la mettre, ma tête. Une vraie tête de derrière les fagots : 5 ans, mon premier photomaton...


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  Lien vers ce message 18 Mai 2014, 8:08
Tu étais bien jolie, pourtant ! Et je suis sûre que tu l'es encore. Heureusement que les autres ne nous voient pas comme nous, on se voit !!! Mais c'est normal, ils voient nos expressions, nos sourires, entendent nos paroles gentilles (enfin, j'essaie)...qu'une photo ne rend pas !


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  Lien vers ce message 18 Mai 2014, 9:23
Non seulement tu essaies, mais tu y parviens Noëlle ! Moi, ta gentillesse, je la ressens, elle crève l'écran. Et je ne dis pas ça parce que tu passes sur mon fil régulièrement. Y en a quelques-uns ici que je perçois comme ça et qui ne sont pourtant jamais venus jusqu'ici. Allez, bien que détestant la délation, je vais me permettre de les citer : il s'agit de Gaday, de Mathieu, de Tony, de Loul, de Lee, de Franck, de Sylvie, de Phil et j'en passe. Je n'en connais finalement que très peu. Mais toutes ces personnes, je les vois à travers leurs contributions comme des êtres très positifs et très bienveillants, ça saute aux yeux !
Message édité 3 fois, dernière édition par Florence..., 19 Mai 2014, 12:05  

Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry
Que fais-tu là ? Je bois. Pourquoi bois-tu ? Pour oublier. Pour oublier quoi ? Pour oublier que j’ai honte. Honte de quoi ? Honte de boire !
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  Lien vers ce message 18 Mai 2014, 18:52
Merci, Flo ... Toi aussi, je te sens gentille et très à l'écoute.. Biz


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  Lien vers ce message 21 Mai 2014, 17:55
Effets spéciaux :

Je disais, dans mes posts précédents, qu'au moment où j'avais des envies incoercibles de sommeil, j'avais l'impression d'être une ampoule qui grésille. Ça se précise de plus en plus. Maintenant, je reçois carrément des décharges électriques. J'en ai parlé à Phil qui me dit que c'est courant. Me voilà donc rassurée. J'ai aussi ce genre de décharges lorsqu'un bruit soudain me surprend : la sonnerie du téléphone, une porte qui claque, quelque chose qui tombe...
Ce qui est bizarre, c'est que j'ai l'impression d'avoir déjà connu ce genre de truc mais je ne parviens pas à me souvenir à quelle occasion.

En ce qui concerne mes douleurs, et plus particulièrement celles que j'ai dans les jambes, là encore, ça m'évoque quelque chose et cette fois-ci, je sais quoi : les douleurs que l'on a en période de croissance. Le plus surprenant, c'est que je ne me souviens pas avoir eu de telles douleurs dans ma jeunesse.

Avant hier, j'ai eu la désagréable surprise de me réveiller avec des rougeurs écarlates sur les jambes et les pieds, du genre vaisseaux qui ont éclaté. J'en ai parlé sur le fil de Phil qui n'avait jamais entendu parler de cela. Cependant, deux autres baclovores m'ont confirmé avoir déjà eu ça et mon dit que dans leur cas, c'était parti comme c'était venu. Aujourd'hui, ça n'a pas gagné de terrain et c'est même en légère régression. Heureusement que ce n'était que sur les jambes et pas sur le visage parce que là, je n'aurais pas osé sortir de chez moi.
Quoi qu'il en soit, je vais en parler à mon généraliste lors de mon prochain rendez-vous, mais j'ai un peu peur de l'affoler. Il ne soigne que peu de patients par le Baclo et je suis sa première patiente à une dose si élevée.

J'ai aussi depuis quelques temps des douleurs dans les doigts et dans les poignets ainsi que des fourmillements dans les pieds et dans les mains, mais ça, ça semble aussi être monnaie courante.

Malgré tout cela, le moral est au beau fixe !


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